
Le championnat de la Ligue Analamanga de karaté-do, disputé samedi dernier au Gymnase couvert d’Ankatso, n’a pas seulement été marqué par les performances des combattants. Une vive polémique, liée à un différend administratif, a, en effet, perturbé la compétition, suscitant incompréhension et mécontentement parmi plusieurs participants.
Cette compétition régionale, qualificative pour le Championnat de Madagascar prévu à la fin du mois d’octobre à Fianarantsoa, a réuni huit sections affiliées à la Ligue Analamanga et une cinquantaine de karatékas, hommes et femmes. Toutefois, dès le début de la journée, des tensions sont apparues autour de la participation des représentants de l’une des deux sections de Tana Ville présentes sur place. Les athlètes issus de cette section n’ont finalement pas été autorisés à concourir, la Fédération n’ayant pas validé leur structure. Une décision qui a provoqué une vive réaction de leurs dirigeants et de leurs membres, allant jusqu’à une manifestation sur les tatamis. « Lors du championnat de la section Tana Ville, le 22 août dernier, nos athlètes avaient obtenu leur qualification pour cette phase régionale. Après l’assemblée générale de vendredi, nous pensions être autorisés à participer. Arrivés sur place, il nous a pourtant été annoncé que notre section n’était pas reconnue par la Fédération. Nous contestons cette décision, d’autant que d’autres sections, selon nous, ne disposent pas de toutes les pièces administratives requises », a déclaré Harinaivo Augustin, Secrétaire général de la section concernée. Les responsables affirment également disposer d’une décision ministérielle attestant de la régularité de leur structure. Ils envisagent désormais de porter l’affaire devant les juridictions compétentes et interpellent le ministère de tutelle afin qu’il se penche sur la situation qui secoue actuellement la discipline.
De son côté, la Ligue Analamanga évoque un simple différend d’interprétation des règlements. Son président, Rakotomalala Pierrot, rappelle que l’assemblée générale tenue la veille avait clairement statué sur l’obligation, pour chaque section participante, de présenter l’ensemble des documents exigés, notamment l’affiliation à la Fédération nationale. « Une section ne disposait pas de cette affiliation fédérale. Conformément à la décision prise en assemblée générale, elle n’a donc pas été autorisée à participer », a-t-il expliqué. Après plusieurs heures de discussion, la compétition a finalement pu débuter aux alentours de 11 heures. La Ligue a par ailleurs remboursé les frais d’inscription de la section écartée. Malgré cet incident, les épreuves se sont poursuivies dans le calme jusqu’à leur terme.
Heriniaina Samson


