
La campagne d’exportation 2025-2026 de la vanille malgache s’est achevée le 31 août dernier, après avoir été exceptionnellement prolongée par les autorités de la refondation.
Une campagne qui s’achève, d’après les professionnels de la filière, avec un bilan plutôt préoccupant, résultant d’un marché international particulièrement difficile.
7 000 tonnes de stocks
Les estimations avancées par ces acteurs font état d’un report pouvant atteindre 7 000 tonnes de vanille exportable. Ce qui représente, pratiquement, près de deux années de consommation mondiale. Une offre excessive qui influe négativement sur les prix internationaux, lesquels se situent, d’après nos sources, entre 15 USD et 60 USD, selon la longueur et la qualité. Des prix qui, d’après les exportateurs, sont très faibles par rapport aux coûts de production, de préparation et de financement de la filière. En somme, le marché de la vanille est actuellement caractérisé par un décalage entre une offre abondante et une demande qui ne progresse pas au même rythme. Une situation qui rend très difficile toute tentative d’augmentation des prix.
Mécanisme de rachat
Cette baisse des prix internationaux a naturellement impacté les prix locaux, où la vanille verte était, à certains moments, vendue à seulement 2 000 ariary ou 3 000 ariary le kilo. Pour tenter justement de corriger ces prix excessivement bas, les autorités ont mis en place un mécanisme de rachat des stocks pour permettre à des exportateurs éligibles d’acheter de la vanille verte entre 5 000 ariary et 10 000 ariary le kilo. À cet effet, l’Alliance Vanille de Madagascar (AVM), qui a remplacé le Conseil national de la vanille, a décidé d’utiliser les fonds issus de la cotisation de 4 dollars par kilo de vanille collectée du temps du CNV. Une mesure qui n’avait pas séduit les exportateurs, qui avaient soutenu que le meilleur moyen de redresser la filière est d’utiliser ces fonds pour faire la promotion de la vanille de Madagascar auprès des acheteurs internationaux.
R.Edmond.


