Quelques semaines après la chute du régime d’Andry Rajoelina, les dirigeants de la Refondation ont enclenché la vitesse supérieure en termes de poursuites judiciaires contre leurs prédécesseurs.
Rinah Rakotomanga, DIRCOM d’Andry Rajoelina, arrêtée au début du mois de novembre 2025 à Antetezambaro, Toamasina, avec son compagnon ; Sahondrarimalala Marie Michelle, députée élue à Fianarantsoa et ancienne ministre de l’Education nationale, arrêtée le 4 janvier 2026 ; le général Richard Ravalomanana, ancien président du Sénat et ancien secrétaire d’Etat à la Gendarmerie, arrêté à son domicile à Ambatovinaky le 27 décembre 2025 et qui vient d’écoper d’une peine de 10 ans de travaux forcés ; Valery Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la Météorologie, arrêté début mars et placé en détention préventive à la prison d’Avaradrano ; Vyvato Rakotovao, ancien gouverneur de la région Vakinankaratra, arrêté le 14 février 2026 ; Sylvain Rabetsaroana, ancien sénateur et ex-candidat à l’élection présidentielle, arrêté le 14 mars 2026, qui est actuellement incarcéré à la maison de force de Tsiafahy ; Naivo Raholdina, député élu à Tana IV, arrêté au mois de mai dernier et actuellement incarcéré à Imerintsiatosika ; Paul Rabary, chef de parti et ancien ministre de l’Education nationale, arrêté au mois de mai également, avec Yves Maurice Rakotoniaina, ancien secrétaire général du ministère du Tourisme. Tous deux sont actuellement détenus, respectivement, à Antanimora et à Tsiafahy. Le point commun de toutes ces personnalités, c’est qu’elles étaient toutes de proches collaborateurs de l’ancien président Andry Rajoelina et des figures importantes du régime Volomboasary, et sont, pour la plupart, poursuivies pour atteinte à la sûreté de l’Etat et actes de déstabilisation contre le régime en place. Aujourd’hui, près de dix mois après leur arrestation, la majorité des prisonniers politiques n’ont pas encore fait l’objet de procès. Pourtant, si l’on s’en tient au Code de procédure pénale, la durée normale d’une détention provisoire est de 6 mois en matière correctionnelle et de 8 mois en matière criminelle. A souligner toutefois que les textes prévoient un prolongement possible de 3 mois, renouvelable une fois.
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Pour l’heure, seul l’ancien président du Sénat, Richard Ravalomanana, a fait l’objet d’une condamnation à une peine de 10 ans de travaux forcés à l’issue d’un procès qui s’est tenu au début du mois de septembre. Quid alors des autres personnalités politiques ? Cette longue durée de détention préventive amène les observateurs à confirmer le motif politique derrière les arrestations, aux allures de chasse aux sorcières, contre les membres de l’ancien régime. La dénonciation pour cause de détention arbitraire contre des adversaires politiques n’est pas non plus à écarter, notamment de la part des défenseurs des droits de l’homme et des partisans de l’ancien régime. Il convient toutefois de souligner que les détenus politiques ne sont pas les seuls à subir le même sort. Bon nombre de prisonniers, dans les différents établissements pénitentiaires à travers le pays, font également l’objet d’une détention provisoire dont la durée est devenue quasiment illimitée et attendent indéfiniment leur procès. Il n’est plus à rappeler que la SADC (Communauté de Développement de l’Afrique australe) a déjà formulé explicitement, dans ses recommandations, la libération sans condition des détenus politiques. Une requête que les dirigeants de la Refondation semblent ignorer pour le moment. Lors d’une interview, l’actuel Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, avait déclaré : « Il n’existe pas de détenu politique actuellement à Madagascar ».
Davis R



Le journaleux feint d’ignorer les dernières résolutions du sommet de la SADC . Cette organisation régionale a totalement changé de discours . Preuve de plus que ce journaleux est un FORONGONY HIRAKIRAKA !