
légendes : En 2024, l’ambassadeur de France Arnaud Guillois (à gauche) et Georges Geeraerts sont les signataires de la convention de création de la « Maison de la Vanille ».
Rétropédalage sur le projet de la « Maison de la vanille », dont les autorités malgaches ont acté l’abandon. Lancée en octobre 2024 avec une signature officielle marquant la volonté de réhabiliter la demeure historique de l’industriel Jean Laborde, perchée sur les hauteurs de Tananarive, à Andohalo, cette initiative devait transformer ce site patrimonial du XIXe siècle en un pôle culturel et touristique. Bâti à l’époque de la « modernisation » de Tananarive sous la monarchie, cet édifice présentait une double valeur historique et architecturale, censée servir d’écrin à la promotion de l’une des principales richesses agricoles du pays. L’interruption définitive de ce programme met un terme au montage partenarial qui structurait l’opération depuis ses débuts, selon la presse internationale spécialisée. Le projet reposait sur un engagement financier et technique conjoint impliquant l’ambassade de France, à travers ses fonds de coopération bilatérale, ainsi que le Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM), structure professionnelle mobilisée pour doter la filière d’une vitrine d’envergure. Cette décision, actée par l’exécutif, clôt définitivement les travaux de restauration de la bâtisse et stoppe la mise en œuvre de ce plan de valorisation économique et patrimoniale. Le dossier de ce site mémoriel, initialement destiné à célébrer l’histoire de la vanille malgache et, sur le plan historique, à marquer la présence coloniale française, est ainsi fermé.
Recueillis par Maminirina Rado


