Il y a un mois, l’émotion et l’indignation restent vives dans le district d’Ambanja à la suite de l’agression sexuelle subie par un jeune garçon âgé de seulement 8 ans. L’auteur présumé des faits, un enseignant assurant des cours de vacances et coach de Zumba, a été placé sous mandat de dépôt (MD) par le Parquet après réception des résultats de l’examen médical pratiqué à Ambilobe. Bien que le placement en détention provisoire constitue une première étape dans la procédure pénale, la famille de la victime et la population locale soulignent que cette mesure ne saurait suffire. Dans une prise de parole poignante publiée sur les réseaux sociaux, la famille du jeune garçon a fermement rejeté toute tentative d’arrangement financier ou à l’amiable :« aucun argent ne pourra effacer le traumatisme, la peur et la blessure subis par un enfant de 8 ans. Il devrait pouvoir jouer et étudier sans crainte. Nous ne cherchons ni vengeance ni richesse, seulement la justice et la stricte application de la loi. » La famille appelle les autorités judiciaires à faire preuve de fermeté exemplaire et à ne céder à aucune pression ou tentative de camouflage, rappelant le traumatisme profond que l’enfant devra surmonter au cours des prochaines années. L’affaire réactive le débat sur la mise en œuvre de la Loi n° 2024-001 du 26 février 2024, qui a renforcé le Code pénal malgache en matière d’infractions sexuelles commises sur des mineurs. Selon les dispositions légales en vigueur : Article 3 : Le viol commis sur un mineur est puni de la peine de castration, en sus des peines privatives de liberté (pouvant aller jusqu’aux travaux forcés à perpétuité). Article 4 :La peine de castration chirurgicale est obligatoirement prononcée lorsque la victime est âgée de moins de 10 ans. Dans le cas présent, la victime étant âgée de 8 ans, les textes prévoient l’application obligatoire de cette peine complémentaire si la culpabilité de l’accusé est établie par la juridiction de jugement. La famille ainsi que l’opinion publique locale ont réitéré leur confiance envers l’institution judiciaire tout en réaffirmant leur vigilance quant au strict respect des lois visant à protéger les enfants contre toute forme de violence sexuelle.
Recueillis par Iss Heridiny



la peine de mort pour les violeurs d’enfant !!!