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mardi, septembre 22, 2026
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Réduction des risques et catastrophes : Beaucoup de villes malgaches privées de dispositifs anti-feu

Cent vingt habitations détruites, 516 personnes laissées sans abri et aucun service de sapeurs-pompiers pour intervenir. L’incendie survenu le 17 septembre 2026 à Amboasary Atsimo n’a heureusement fait aucune victime. Ce sinistre devrait renforcer les capacités de lutte contre les incendies dans les villes et communes malgaches.

À Tanambe Ambany Tranofolo, lorsque les flammes se sont propagées, les habitants ont dû faire face avec les moyens disponibles. Le vent a compliqué leur intervention et il a finalement fallu qu’un particulier mobilise un camion-citerne rempli d’eau pour contribuer à maîtriser le feu. Le bilan est lourd : environ 120 maisons parties en fumée et 516 personnes sans abri. Le Comité de district de gestion des risques et catastrophes est intervenu pour rechercher des solutions d’hébergement et apporter les premières aides. L’origine du sinistre demeure, elle, indéterminée. Le cas d’Amboasary Sud interpelle sur un fait majeur : la ville ne dispose pas encore de sapeurs-pompiers. Pas plus tard que dimanche dernier, la ville d’Antalaha a fait face à un incendie important ayant ravagé près de huit maisons. Et le problème n’est pas nouveau : une évaluation des capacités de Madagascar en matière de réduction des risques relevait déjà que certaines municipalités ne disposaient pas de ce service, faute de ressources. Plus récemment, des responsables des secours ont encore pointé le coût important nécessaire à l’installation d’une caserne et à l’acquisition d’un véhicule.

Préparer

Dès lors, combien de communes malgaches disposent aujourd’hui d’une véritable capacité d’intervention ? Combien possèdent un camion opérationnel, des pompiers formés, un point d’eau accessible et un dispositif d’alerte ? Et surtout, combien de personnes vivent à plusieurs dizaines de kilomètres du premier secours capable de combattre un incendie ? Même Antananarivo, pourtant mieux équipée, continue de signaler des besoins. En 2025, son corps comptait 316 pompiers et réclamait notamment davantage de véhicules d’intervention. En matière de réduction des risques d’incendie, l’enjeu ne consiste donc pas nécessairement à construire une caserne complète dans chaque commune. Mutualisation entre collectivités, centres régionaux, véhicules adaptés, réserves d’eau, pompiers volontaires, formation des communautés : plusieurs réponses peuvent être étudiées selon les territoires. Amboasary Atsimo et Antalaha rappellent surtout l’évidence selon laquelle la lutte contre l’incendie ne peut commencer lorsque les premières maisons brûlent.

José Belalahy

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