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jeudi, septembre 24, 2026
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Filière bambou : Vers une normalisation des produits pour accéder au marché international

Les artisans ont été dotés de matériels et d’équipements modernes.

L’association Fivoarana Malagasy (AFIMA), spécialisée dans la transformation du bambou à Ambilanibe Andavamamba, vient de bénéficier d’un important lot de matériel et d’équipements modernisés. Cette dotation vise à renforcer la performance et la qualité de ses activités de transformation.

Ce soutien est le fruit d’un partenariat fructueux entre le projet INBAR (Organisation internationale du bambou et du rotin) à Madagascar et la coopération chinoise. C’est un réseau regroupant une cinquantaine de pays. Les membres de l’association AFIMA ont ainsi reçu, entre autres, des machines à coudre, des perceuses électriques, des meuleuses d’angle, diverses scies, des compresseurs d’air, des ponceuses, des pistolets à peindre ainsi que des chalumeaux de plombier. « Ces artisans ont déjà bénéficié de formations dans la transformation du bambou. Toutefois, ils manquaient de moyens techniques pour se perfectionner, sans compter les défis liés à l’approvisionnement en matières premières et aux débouchés. Le projet INBAR vise à structurer cette chaîne de valeur en professionnalisant les artisans, tout en contribuant à l’industrialisation et à la protection de l’environnement. La remise de ces équipements permettra de normaliser les produits afin d’accéder plus facilement au marché international. Nous nous acheminons progressivement vers une industrialisation de la filière », a expliqué Njaka Rajaonarison, coordinateur du projet INBAR à Madagascar, lors de la cérémonie de remise à Andavamamba.

Economie verte

Parallèlement, le projet INBAR et le CNBART faciliteront l’approvisionnement des artisans en matières premières depuis les principales zones de production, telles qu’Anjozorobe, Moramanga, Manakara et Toamasina. « Grâce à ces équipements, les bambous transformés respecteront rigoureusement les normes requises. À titre d’exemple, l’utilisation des pistolets à peindre éliminera toute trace de pinceau sur les meubles. Les produits finis bénéficieront d’un traitement insecticide adapté et d’un séchage maîtrisé pour éviter qu’ils ne se fendent. De plus, le façonnage gagnera en précision. Quant aux artisanes, elles pourront désormais confectionner elles-mêmes les coussins pour sièges et canapés grâce aux machines à coudre, au lieu d’en acheter à Ambodinisotry », a précisé Jean Yves Razafindrakoto, président du CNBART, structure regroupant les techniciens et experts en bambou à Madagascar.

Dans cette dynamique, des pays leaders du réseau INBAR, comme l’Inde, à travers son centre d’expertise CIBART, apportent leur assistance technique pour renforcer les compétences locales. Actuellement, Madagascar exporte déjà des meubles et des madriers en bambou vers La Réunion, les Seychelles et l’Europe. De son côté, Rasolonirina Ramenason, coordonnateur national des projets au sein du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), a annoncé la mise en place de pépinières dans cinq régions (Analamanga, Alaotra Mangoro, Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany) afin d’assurer la pérennité de la ressource. « L’application d’une réglementation encadrant cette chaîne de valeur s’impose pour garantir une meilleure gouvernance et promouvoir l’économie verte », a-t-il conclu.

Navalona R

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