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25 septembre 2025 : Commémoration dans le calme, hier, à Anosy

Un an après les événements majeurs qui ont conduit à la chute du régime Rajoelina, le souvenir reste intact. Hier, entre recueillement officiel à Ambohidahy et élan estudiantin à Ankatso, la jeunesse malgache a réaffirmé que le combat pour un véritable changement est loin d’être achevé.

Une atmosphère empreinte d’une certaine amertume. C’est dans un climat plutôt morose, à l’image de la météo de la capitale, que s’est tenue hier la journée de commémoration du soulèvement populaire de l’année dernière. À Ambohidahy, haut lieu des affrontements passés entre manifestants et forces de l’ordre, autorités, leaders politiques et une frange importante de la jeunesse — la Gen Z en tête — se sont donné rendez-vous pour marquer cette date charnière de l’histoire récente du pays.

Stèle

Le temps fort de cette journée reste l’inauguration d’une stèle érigée en hommage aux victimes de ces événements. La cérémonie s’est déroulée en présence des quatre Hauts conseillers de la Refondation, épaulés par le Premier ministre, les membres du gouvernement ainsi que plusieurs figures de l’échiquier politique national. Si le protocole a été scrupuleusement respecté, dans les rangs des jeunes présents, le cœur n’était pas totalement à la fête. Pour la plupart d’entre eux, le constat est sans appel : le « Tolona » est loin d’être terminé et le profond changement promis peine encore à se concrétiser. D’autres rassemblements sont d’ores et déjà annoncés pour les prochains jours afin de maintenir la flamme de la contestation.

Solidarité

Pendant ce temps, le campus d’Ankatso vibrait au rythme d’une tout autre ambiance. Loin du faste et des discours officiels, les étudiants — acteurs incontournables de la contestation — ont choisi de se réunir sur leurs propres terres. Après un carnaval haut en couleur à travers le domaine universitaire, les jeunes se sont retrouvés autour du traditionnel « nofon-kena mitam-pihavanana », après le sacrifice d’un zébu. Un geste fort, empreint de coutume, destiné à sceller la solidarité du mouvement estudiantin face aux tentatives de récupération et aux calculs politiques de tous bords, qui risquent de parasiter la suite de leurs revendications.

Julien R

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