
Madagascar plaide pour une refonte du multilatéralisme et une plus grande représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le 24 septembre 2026, Michaël Randrianirina a défendu une organisation internationale appelée, selon lui, à retrouver un rôle central dans la prévention et le règlement des conflits. Le dirigeant malgache a prononcé l’intégralité de son discours en malgache.
Conflits. Devant les représentants des États membres réunis pour le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, Michael Randrianirina a estimé que le multilatéralisme actuel avait « déjà montré ses limites ». Madagascar appelle ainsi à une révision de ses mécanismes et de sa forme, face aux crises et aux conflits qui continuent de secouer plusieurs régions du monde. Sur le terrain diplomatique, il défend le primat du droit international. Les conflits actuels devraient, selon le président malgache, être résolus en s’appuyant sur les règles du droit international, plutôt que sur les rapports de force. Dans cette logique, la souveraineté des États, a-t-il soutenu, doit également être « considérée et respectée » dans les relations internationales.
Réalités géopolitiques. La réforme de la gouvernance mondiale a constitué l’un des axes forts du discours malgache pour ce sommet des pays membres des Nations unies. Madagascar a renouvelé son plaidoyer en faveur d’une place accrue de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour Michaël Randrianirina, la représentation du continent africain dans les principaux mécanismes de décision de l’organisation doit évoluer afin de mieux tenir compte des réalités géopolitiques actuelles. Cette revendication s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme du Conseil de sécurité, régulièrement porté par les États africains.
Défis contemporains. Michaël Randrianirina a également insisté sur le rôle que devrait jouer l’ONU dans la gestion des crises internationales. L’organisation doit rester au centre des efforts de promotion de la paix et de règlement des conflits dans les différentes régions du monde, a-t-il défendu. Mais cette ambition suppose, selon le chef de l’État, que les Nations unies disposent des moyens nécessaires pour répondre efficacement aux défis contemporains. Le renforcement des capacités de l’organisation apparaît ainsi comme un préalable à un multilatéralisme plus opérationnel. Au-delà des questions internationales, Michaël Randrianirina a également évoqué la situation politique intérieure de Madagascar. Il a annoncé qu’une élection se tiendra dans le pays avant la fin de l’année 2027. Cette échéance intervient alors que le processus de « refondation » institutionnelle engagé à Madagascar doit encore déboucher sur de nouvelles règles et un calendrier électoral. L’annonce de Michaël Randrianirina devant l’Assemblée générale de l’ONU donne ainsi une échéance internationale à ce processus.
Rija R.



Il ne donne rien du tout comme échéance à l’ONU
Qu’il démarre avec les églises d’abord rendre effectif la concertation nationale car en dehors
Des discours rien de bien actif.
Elle fait quoi sa ministre chargée de sa mise œuvre ???? Des photos pour les médias