
Un véritable imbroglio institutionnel a secoué les réseaux sociaux et l’opinion publique durant la journée du 24 septembre. À l’origine de cette vive tension, des annonces contradictoires émanant du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique (MTEFoP), concernant le caractère chômé et payé de la journée du 25 septembre, ont provoqué une confusion générale et fortement perturbé le quotidien de la population. Tout a commencé le soir du 23 septembre, lorsque le MTEFoP a publié un avis officiel déclarant le vendredi 25 septembre jour chômé et payé. Cependant, le lendemain après-midi, un nouveau message est apparu sur cette même page, qualifiant la précédente publication de « fake news » et affirmant que la journée serait finalement travaillée. Cette volte-face soudaine a immédiatement déclenché une vague d’incompréhension et un raz-de-marée de réactions indignées sur les plateformes numériques. Face à la polémique grandissante et au flot de commentaires virulents, la page officielle du ministère a subitement été supprimée de Facebook. Dans une tentative d’apaisement, la Primature a publié, à son tour, un communiqué confirmant le caractère non travaillé du 25 septembre. Toutefois, cette intervention n’a pas suffi à dissiper le doute et l’agacement des usagers, désorientés par cette succession de versions contraires.
Incertitudes
C’est finalement lors d’une intervention sur les plateaux de la TVM et de la RNM, dans la soirée du 24 septembre, que le ministre du Travail, Mac Denis Franconio, a mis un terme aux incertitudes en réaffirmant officiellement que le 25 septembre est bel et bien un jour chômé. Pour justifier le désordre survenu sur les réseaux sociaux, le membre du gouvernement a évoqué un acte de cybercriminalité. Il a affirmé que des individus malintentionnés s’étaient introduits frauduleusement sur la page du ministère afin d’en prendre le contrôle et d’y publier de fausses informations, dans le seul but de semer le trouble au sein de la population. Le ministre a d’ailleurs précisé que l’équipe de communication ne disposait plus d’accès à la page en raison de ce piratage.
Sur le terrain, cet épisode d’incertitude, bien qu’ayant duré quelques heures à peine, a causé des désagréments majeurs. De nombreux citoyens, ayant anticipé un long week-end, se sont précipités pour annuler leurs réservations d’hôtel ou leurs billets de taxi-brousse dès l’apparition de la contre-information, avant de devoir faire machine arrière après la mise au point télévisée. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais ce changement d’avis a eu de multiples répercussions sur le monde du travail. Un couac de communication institutionnelle dont les usagers se seraient bien passés.
Narindra Rakotobe


