Après une première opération lancée le 8 septembre, une deuxième vague de ressortissants chinois condamnés par la justice malgache pour des infractions liées à la cybercriminalité a été transférée en Chine. Quarante-neuf détenus ont quitté Madagascar dans la nuit du 23 au 24 septembre. Nouvelle étape dans le transfert de détenus chinois condamnés à Madagascar. Une deuxième vague, composée de 49 personnes, dont 44 hommes et 5 femmes, a été transférée vers la Chine le 24 septembre. L’avion transportant les détenus a décollé de Madagascar aux alentours de 2h30 du matin, à destination de la Chine. Ces ressortissants chinois pourront ainsi poursuivre et achever l’exécution du reliquat de leurs peines dans des établissements pénitentiaires chinois, sous des mesures de sécurité strictes et dans le cadre du suivi judiciaire prévu.
Des peines maintenues
Les autorités précisent que ce transfert ne constitue ni une annulation ni une réduction des peines prononcées. Les personnes concernées ont déjà été condamnées par les juridictions malgaches. Les décisions judiciaires rendues restent donc applicables et les peines doivent continuer à être exécutées. Cette opération intervient dans le cadre du renforcement de la coopération judiciaire entre Madagascar et la République populaire de Chine, permettant aux personnes condamnées de poursuivre l’exécution de leur peine dans leur pays d’origine. Au-delà de l’exécution des décisions judiciaires, le transfert des détenus vers la Chine pourrait également contribuer à alléger la pression exercée sur les établissements pénitentiaires malgaches, tout en maintenant le principe de l’exécution effective des condamnations.
D’autres transferts prévus
L’opération du 24 septembre constitue la deuxième vague de transferts après celle entamée le 8 septembre dernier. D’autres opérations sont encore prévues dans le cadre de la coopération entre les autorités malgaches et chinoises, conformément aux lois et accords en vigueur. À travers ce dispositif, les autorités entendent également rappeler que les personnes condamnées pour des infractions commises à Madagascar restent soumises aux décisions de la justice, même lorsque leur pays d’origine prend en charge la poursuite de l’exécution de leur peine. Au total, cette deuxième opération marque une nouvelle étape dans le processus de transfert des détenus chinois condamnés à Madagascar pour des faits liés à la cybercriminalité.
Yv Sam


