
Le groupe Ambondrona a une nouvelle fois fait le plein au Coliseum d’Antsonjombe hier, attirant une foule intergénérationnelle et passionnée.
Le côté gentillet, Ambondrona, ses spectateurs et spectatrices le partagent. Hier, vers 10 h, la file d’attente pour entrer dans le Coliseum d’Antsonjombe atteignait déjà l’arrêt « 183 », qui descend vers Analamaitso. Le ciel bleu du matin dans la capitale a aussi ravi les premiers arrivés. « J’espère que le ciel va être clément jusqu’à tard dans la soirée », espère Natolotra Rabeharilala, venu en couple et fidèle du rendez-vous « Ambondrona ». Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il n’est plus honteux de dire être un fan du groupe pour un mec », rigole-t-il. Lui et sa compagne s’installent paisiblement dans la file, sages à faire brûler un cierge à un videur de boîte de nuit dans une ville de cartel au Mexique. Puis la « procession » s’engouffre dans le stade, il faut se l’accorder, dominé par la gent féminine. Vers 14 h 36, un policier en sueur commence à perdre son flegme, l’embouteillage atteint le stade Alarobia. Le boulevard devant le premier portail du Coliseum grouille d’une masse dodelinante, enserrée. « Il y a encore des billets, plus de places de parking », assène un autre policier. Des jeunes, des tantes et des mamies, Ambondrona rassemble au moins trois générations. Quelques touristes joyeux, également. En 25 années de scène, c’est tout à fait dans leur corde. Enfin, à 15 h, sur une scène avancée au centre de ce qui aurait pu être la fosse, la bande fait son apparition. Une vague de cris stridents déferle des gradins jusqu’à Beranto, qui épaule sa guitare. Le Coliseum chavire et guette le premier titre. Ceux-ci s’égrènent avec quelques « trouvailles » pour sortir de l’ordinaire. En quelques heures, Ambondrona survole toute sa discographie. « J’espère que la pluie va être clémente et patienter que nous soyons chez nous pour tomber », lâche Natolotra Rabeharilala. Il est 17 h 27, le concert n’en est pas encore à sa moitié. Mais c’est ça, la « messe » Coliseum d’Ambondrona. Le seul groupe qui arrive à remplir ce lieu de 30 000 places sans appeler de grosses pointures.
Maminirina Rado


