Saisie. Trente-neuf ossements humains ont été découverts par la gendarmerie à l’issue de plusieurs perquisitions menées dans le cadre d’une enquête sur des profanations de sépultures dans les environs de Talata Volonondry et d’Ambohibao-Antehiroka. Des ressortissants chinois figurent parmi les personnes citées dans le dossier.
L’affaire a débuté après un signalement anonyme déposé le 14 septembre auprès de la brigade de Talata Volonondry. Le document faisait état de profanations de sépultures dans les secteurs de Maroary et d’Ankoronkely, où plusieurs faits similaires auraient été constatés ces derniers mois. Les investigations menées par les gendarmes ont conduit, le 21 septembre, à une première opération de perquisition à Miadaponina, fokontany Antanamohitra, commune rurale d’Ambohibao-Antehiroka. Les personnes visées par le mandat n’étaient toutefois pas présentes. L’un des ressortissants chinois se trouvait en Chine, tandis que deux autres personnes citées dans le mandat étaient absentes depuis un certain temps.
Un sac suspect. Les enquêteurs ont cependant exploité les images d’une caméra de surveillance installée sur place. Celles-ci auraient montré, aux environs de 4 h 59, un homme masqué, portant un sac bleu et échangeant avec le gardien des lieux et son épouse. Le sac aurait ensuite été jeté à l’intérieur de l’enceinte. Face à ces éléments, les gendarmes ont sollicité de nouvelles instructions du parquet. Une fouille effectuée avec l’accord de l’occupant a permis de découvrir, dans une petite construction située dans la cour, le sac bleu fermé à cadenas. À l’intérieur se trouvaient 30 ossements humains. Une seconde perquisition, menée le 23 septembre au domicile d’un autre suspect à Ambolo, Talata Volonondry, a permis de découvrir neuf autres ossements humains, dissimulés dans un sac, à proximité de la clôture de la propriété. Le total saisi atteint ainsi 39 ossements.
Six personnes interpellées. L’enquête a conduit à l’interpellation de six personnes, dont deux ressortissants chinois, deux gardiens et le principal suspect cité dans le signalement initial. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’origine des ossements, les circonstances des profanations et leur éventuelle destination. La présence de ressortissants chinois dans le dossier est ainsi établie au stade de l’enquête, mais leur implication dans un éventuel trafic d’ossements reste à déterminer par les investigations et la justice. Deux autres personnes citées dans le dossier, dont une interprète, n’ont pas encore été retrouvées. La gendarmerie poursuit les investigations afin d’établir les responsabilités de chacun et de déterminer l’éventuel circuit des ossements découverts.
T.M.


