- Publicité -
lundi, septembre 28, 2026
- Publicité -
AccueilÀ lireDécès de Jean-Jacques Rabenirina : La famille demande une autopsie pour lever...

Décès de Jean-Jacques Rabenirina : La famille demande une autopsie pour lever les zones d’ombre

La famille de Jean-Jacques Rabenirina a décidé de faire appel après le premier verdict.

Un an après le drame, la famille de Jean-Jacques Rabenirina ne veut toujours pas tourner la page.

Appel. Le premier verdict rendu dans cette affaire n’a pas permis, selon elle, de répondre à toutes les questions qu’elle se pose. Elle a donc décidé de faire appel, avec la volonté de connaître toute la vérité sur les circonstances de la mort du député. Les personnes entendues dans le cadre de l’affaire ne se sont pas toutes présentées au même moment. Au nom de la famille, Virapin Ramamonjisoa relève l’absence des gardes du corps lors des premières auditions à la gendarmerie d’Andoharanofotsy, devant le parquet et lors de la reconstitution organisée trois mois après le drame. « Ces personnes, citées comme témoins, ont brillé par leur absence lors des premières auditions à la gendarmerie d’Andoharanofotsy, devant le parquet et même lors de la reconstitution des faits organisée trois mois après le drame. Ce n’est que lors de la dernière audience, le 9 juin dernier, qu’elles ont répondu à la convocation. Leurs versions s’avèrent pourtant contradictoires alors qu’elles voyageaient ensemble », explique-t-il.

Données effacées. La famille continue également de contester la version d’un simple accident de la circulation. Elle s’interroge sur les premières constatations effectuées sur les lieux et sur l’état du corps après le drame. « Si l’impact avait été d’une violence telle qu’on le prétend, le corps aurait été lourdement mutilé. Or, nous avons pu laver et habiller le défunt normalement », affirme Virapin Ramamonjisoa. Le premier jugement a condamné le conducteur à 18 mois d’emprisonnement ainsi qu’au paiement de 4 millions d’ariary de dommages et intérêts. Pour la famille, cette décision reste insuffisante au regard des questions qui demeurent sans réponse. Le téléphone du député constitue un autre point soulevé par ses proches. L’appareil aurait disparu avant de réapparaître avec ses données effacées. La personne qui l’aurait remis aurait expliqué cette suppression par l’existence de « nombreuses conversations politiques ». Une explication qui ne suffit pas à lever les interrogations de la famille, qui souhaite comprendre ce qui s’est passé autour de cet appareil et de son contenu.

Liens du sang. Malgré les responsabilités politiques exercées par le défunt, Virapin Ramamonjisoa insiste sur le caractère familial de la démarche engagée aujourd’hui. « Chacun a son parcours politique, mais les liens du sang priment sur tout le reste. Nous n’avons de haine contre personne, nous voulons simplement comprendre ce qui s’est réellement passé », souligne-t-il. La famille entend ainsi poursuivre la procédure en appel. Elle demande également la réalisation d’une autopsie. Après la disparition récente de l’épouse du député, les proches espèrent que cette nouvelle étape de la procédure permettra enfin d’apporter des réponses aux nombreuses questions qu’ils se posent encore.

Nadia R.

Suivez nous
502,213FansJ'aime
22,466SuiveursSuivre
8,516SuiveursSuivre
2,891AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici