La Russie poursuit son implantation dans le paysage sécuritaire malgache. Seize militaires et gendarmes malgaches ont commencé des cours de langue russe à la Maison russe de Madagascar. Présentée comme une initiative culturelle destinée à renforcer les relations bilatérales, cette formation s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de rapprochement sécuritaire entre Antananarivo et Moscou, notamment autour de l’Africa Corps.
Une présence russe qui se construit progressivement, depuis le début de cette année 2026, jusque dans les rangs des forces de défense malgaches. Cette fois, le terrain d’approche est linguistique. Une initiative qui, derrière son habillage culturel, révèle une nouvelle facette de la stratégie d’influence de Moscou auprès des institutions militaires malgaches. Pour la majorité des participants, selon ce centre culturel russe, il s’agit d’une première expérience avec la langue russe. « La langue russe est intéressante, même si elle se distingue des langues que nous avons l’habitude d’entendre. La première journée s’est très bien déroulée. Nous remercions la Maison russe de Madagascar d’avoir organisé un groupe spécialement destiné aux militaires », a déclaré le lieutenant Tojonirina Thierry, rapporté par la Maison russe.
Mais l’intérêt de cette formation dépasse largement la découverte d’une nouvelle langue. Selon la Maison russe, les participants ont notamment évoqué son utilité potentielle dans l’exercice de leurs fonctions, particulièrement pour faciliter les échanges avec les instructeurs russes de l’Africa Corps, relevant du ministère russe de la Défense. Ce rapprochement linguistique survient, en effet, dans un contexte d’intensification des relations entre Madagascar et la Russie dans les domaines de la défense et de la sécurité.
Après les initiatives de coopération militaire, les donations d’équipements et les activités de formation associées à l’Africa Corps, l’apprentissage du russe auprès des militaires malgaches constitue un prolongement de cette présence. La démarche russe mérite ainsi d’être observée au-delà de sa dimension culturelle. La diffusion de la langue, l’organisation de formations spécifiques et le développement de relations avec les acteurs militaires participent à la construction d’une proximité qui peut progressivement dépasser le cadre des échanges traditionnels entre États. Moscou semble ainsi miser sur une diplomatie à plusieurs niveaux, notamment la coopération militaire, le rayonnement culturel et, désormais, l’apprentissage linguistique ciblé.
Rija R.





Bon courage pour ces malgaches……. dictateur poutine et ses sbires gasy seront contents