
Les autorités sanitaires malgaches renforcent les mesures de prévention à l’égard des voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), avec une quarantaine obligatoire de 21 jours et un dispositif de contrôle accru à l’aéroport d’Ivato. Alors qu’aucun cas suspect ni confirmé n’a été enregistré à ce jour, le ministère de la Santé appelle à la vigilance et rappelle que les contrôles thermiques sont systématiquement effectués à l’arrivée.
Face aux risques sanitaires liés aux déplacements internationaux, le ministère de la Santé rappelle que toutes les personnes en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) sont soumises à une période de quarantaine obligatoire de 21 jours à leur arrivée à Madagascar. Cette mesure préventive est déjà appliquée et les voyageurs concernés sont actuellement en isolement dans des établissements hôteliers partenaires, réquisitionnés à cet effet.
Selon les explications fournies par une source auprès du ministère de la Santé, la durée de la quarantaine peut être réduite en fonction du temps déjà passé dans un pays tiers après le départ de la RDC. À l’exemple, le cas d’un voyageur ayant séjourné dix jours à Paris avant son arrivée à Madagascar ne sera tenu d’effectuer que les onze jours restants en quarantaine. Les frais liés à cet isolement sont à la charge des personnes concernées, lesquelles sont informées de cette disposition avant leur départ, informe cette source.
Contrôles
Par ailleurs, les contrôles sanitaires ont été renforcés à l’aéroport international d’Ivato. Des thermomètres à infrarouge sont installés dans les couloirs empruntés par les passagers. Ces dispositifs permettent de mesurer automatiquement la température corporelle des voyageurs dès leur passage, sans nécessité d’une prise de température manuelle.
Cette précision intervient alors que certaines personnes ont affirmé ne pas avoir fait l’objet d’un contrôle à leur arrivée. Ce responsable souligne pourtant que les équipements détectent instantanément toute anomalie thermique et transmettent une alerte sur les écrans de surveillance du personnel médical.
Le ministère de la Santé tient toutefois à préciser qu’une température élevée ne signifie pas systématiquement qu’il s’agit d’un cas suspect. Plusieurs facteurs peuvent expliquer une hausse passagère de la température corporelle, notamment le stress ou la fatigue liés au voyage.
À ce jour, le ministère de la Santé indique qu’aucun cas suspect ni aucun cas confirmé n’a été enregistré parmi les voyageurs concernés.
Narindra Rakotobe




