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mercredi, octobre 7, 2026
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Transformation de l’élevage : Un pari à environ 400 millions USD

Le PDSEM 2026-2030 ne reste plus seulement une feuille de route technique.

Le gouvernement estime à environ 400 millions de dollars les besoins de financement du secteur entre 2026 et 2030. Reste désormais à mobiliser ces ressources et, surtout, à les transformer en investissements produisant des résultats concrets pour les éleveurs.

Le chiffre donne la mesure de l’ambition du gouvernement malgache à travers le ministère de l’Élevage, dirigé par le Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary. Environ 400 millions de dollars sont nécessaires pour la mise en œuvre effective du Plan de développement du secteur de l’élevage (PDSEM) 2026-2030, qui cible les filières bovine et laitière, ovine et caprine, avicole et porcine. Une feuille de route devant permettre une transformation qui doit « conduire vers un élevage moderne, plus productif et capable de créer des opportunités économiques pour les éleveurs, notamment pour les jeunes et les femmes », d’après le membre du gouvernement pendant son discours en marge de la « table ronde : rencontre de haut niveau sur le financement de la transformation du secteur de l’élevage », organisée à Antananarivo le 1er octobre 2026 sous l’égide du ministère de l’Élevage, avec l’appui technique de l’ILRI (Institut international de recherche sur l’élevage).

Étendues

Ainsi, les investissements envisagés couvrent un champ plus large, allant de la santé animale à l’alimentation et aux pâturages, aux infrastructures et aux marchés, en passant par l’environnement et la gouvernance. Les orientations du ministère prévoient, à cet effet, « le renforcement des campagnes de vaccination, des services vétérinaires de proximité, de l’amélioration génétique et des capacités nationales de production de vaccins ». L’objectif affiché est de faire progresser la productivité et la qualité, tout en renforçant les chaînes de valeur et les revenus des éleveurs.

Défi

L’État reconnaît cependant qu’il ne pourra pas porter seul cet effort financier. La stratégie repose sur la mobilisation des partenaires techniques et financiers, mais également sur l’investissement privé. Pour les producteurs et entrepreneurs, des mécanismes de garantie, de partage des risques et des financements adaptés aux réalités du terrain sont envisagés. La journée de table ronde a toutefois permis de fixer une première échéance. Dans les 90 prochains jours, le département se donne comme objectif de recenser les projets existants, de constituer un portefeuille d’investissements prioritaires, de suivre les opportunités de financement et de mettre en place un dispositif de suivi. Ce, en mettant à contribution sa machine administrative et technique, composée de centaines de techniciens répartis dans les vingt-quatre régions. Cette séquence sera déterminante, car les 400 millions USD représentent, pour l’heure, un besoin estimé, et non une enveloppe déjà mobilisée. L’enjeu sera donc de savoir quelle part pourra effectivement être sécurisée, auprès de quels financeurs et selon quel calendrier. C’est à cette condition que l’ambition de modernisation pourra quitter le terrain des plans pour atteindre les exploitations.

José Belalahy

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