
Un terrain d’une superficie totale de 14 hectares fait actuellement l’objet d’un litige entre les habitants de plusieurs hameaux du fokontany d’Agnapoaka, dans la commune rurale de Nosivelo (district de Farafangana), et une opératrice économique locale.
Au début, les deux parties s’entendaient bien. « Un accord avait été conclu en 2003 visant à céder une parcelle de 8 ha à cette femme entrepreneure. Les procédures de bornage ont été finalisées en 2022. Cette parcelle lui appartient légalement, et ce, sans contestation. J’ai même assisté l’agent de la Topographie pour la délimitation du terrain en tant que représentant de l’autorité locale. Notre différend a éclaté au début de cette année, lorsque cette femme a commencé à étendre son emprise en réclamant les 14 ha restants, occupés par les habitants locaux et situés derrière sa propriété. Un autre chef de fokontany, issu de la commune urbaine de Farafangana, a été envoyé pour effectuer le bornage de ce terrain : nous constatons déjà une irrégularité », a exprimé Andriatahiry Tsarafeno, le chef du fokontany d’Agnapoaka.
Mesures d’urgence
Des tensions ont éclaté entre la population locale et le géomètre venu effectuer la délimitation de cette extension de 14 ha en mai 2026. « Nous avons déjà formulé une opposition au bornage. L’affaire est actuellement portée devant le tribunal de première instance de Farafangana. Nous interpellons ainsi l’État central, notamment le Président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, ainsi que le ministre de l’Aménagement du Territoire et des Services fonciers, afin de prendre des mesures d’urgence face à cette situation. Ce terrain de 14 ha abrite, entre autres, un doany, un lieu sacré où la communauté locale effectue ses rites traditionnels », a témoigné Tata Predo, notable local (Ampanjaka). Le représentant des autorités religieuses locales, Zalahy Fanomanana Michel, a également confirmé que ces terres sont exploitées et cultivées par les communautés locales depuis plusieurs dizaines d’années. « Nous demandons à l’État central de régler ce différend, faute de quoi les habitants seront dépourvus de leurs moyens de subsistance et de leurs habitations », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, l’ancien maire de la commune rurale de Nosivelo, Alexandre Older, lance un appel à la sensibilisation et à l’éducation de la population rurale en matière d’immatriculation foncière. « Tous les habitants réclament également la réalisation d’une opération de bornage d’ensemble ou collective pour sécuriser leurs parcelles, mises en valeur depuis longtemps », a-t-il conclu.
Navalona R.





