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samedi, octobre 17, 2026
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Un an après

17 octobre 2025-17 octobre 2026. Il y a un an aujourd’hui, le colonel Michaël Randrianirina a été officiellement investi dans les fonctions de chef d’État.

Un an après

« Devant le Dieu créateur et la Nation ainsi que le peuple, je jure de remplir pleinement et intègrement mes responsabilités de chef de l’État malagasy. Je jure d’utiliser les pouvoirs qui me sont conférés et de consacrer toutes mes forces pour défendre et raffermir l’unité nationale et les droits de l’homme. Je jure de respecter et de veiller, comme à la prunelle de mes yeux, la Constitution et les lois de l’État ; de rechercher le bien-être du peuple malagasy sans distinction. » Un an après, on est en droit de demander dans quelle mesure le nouveau locataire d’Iavoloha a tenu son serment. Force est de reconnaître qu’il lui était impossible de respecter l’article 53, alinéa premier, de la Constitution, qui dispose qu’« après la constatation par la Haute Cour constitutionnelle de la vacance de la présidence de la République, il est procédé à l’élection d’un nouveau président de la République dans un délai de 30 jours au moins et 60 jours au plus, conformément aux dispositions des articles 46 et 47 de la Constitution ». 365 jours après, il n’y a pas encore de président de la République élu. À l’allure où vont, ou ne vont pas (c’est selon), les choses, il n’est même pas sûr que l’engagement d’organiser l’élection présidentielle d’ici la fin de l’année 2027 puisse être honoré. Même le calendrier de la tenue de la concertation nationale accuse un retard. Le pouvoir en place effectue une valse-hésitation, avec un pas en avant et deux pas en arrière, pour revenir finalement à la case départ. Donnant l’impression de laisser le temps au temps alors que la Décision de la HCC, par laquelle tout est arrivé, dispose expressément que « le constituant n’entend pas permettre de confier de manière prolongée les attributions du président de la République aux autorités qui n’en sont pas les titulaires de droit commun ». Le colonel au béret vert avait déclaré prendre acte de cette Décision, qui était la base légale de son investiture le 17 octobre 2025. Un an après, les avis sont mitigés. À l’image de la GEN Z, des jeunes hyperconnectés qui n’ont pas échappé à l’algorithme du diviser pour régner.

R.O

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