
Le rêve du Centre de Formation de Football d’Andoharanofotsy (CFFA) de poursuivre son parcours en Ligue des champions CAF s’est considérablement compliqué. Opposés aux Tanzaniens des Young Africans SC lors du match aller du deuxième tour préliminaire, les champions de Madagascar se sont lourdement inclinés sur le score de 4 buts à 0, samedi, à l’Azam Complex Stadium de Dar-es-Salaam.
Face à l’un des clubs les plus expérimentés du continent, les protégés de Franck Rajaonarisamba ont longtemps tenté de contenir les assauts adverses. Les Tanzaniens ont toutefois trouvé l’ouverture avant la pause grâce à Cheikh Touré, permettant aux locaux de rentrer aux vestiaires avec un avantage minimal. Au retour des vestiaires, les Young Africans ont accéléré le rythme. Albert Kangwanda a doublé la mise dès la 47e minute, avant que Mudathir Yahya n’aggrave le score sept minutes plus tard. Dominés dans tous les compartiments du jeu, les Malgaches ont ensuite concédé un quatrième but inscrit par Maxi Nzengeli à la 59e minute. Malgré plusieurs tentatives pour réagir, le CFFA n’est jamais parvenu à inverser la tendance. Cette lourde défaite place désormais le représentant malgache dans une position très délicate avant le match retour, programmé mercredi prochain, également à Dar-es-Salaam.
Le CFFA refuse d’abdiquer. Pourtant, au sein du club, le discours reste résolument tourné vers l’espoir. « Rien n’est encore terminé. Certes, nous avons perdu 4-0, mais il reste encore 90 minutes à jouer. Nous avons l’occasion de corriger nos erreurs et de montrer un tout autre visage lors de la seconde manche. Nous continuerons à nous battre jusqu’au bout », a fait savoir le club dans un message adressé à ses supporters. Au-delà du résultat, cette double confrontation met également en lumière une difficulté récurrente du football malgache.
Le poids de l’exil
Faute de stade homologué répondant aux exigences de la CAF, le CFFA est contraint de disputer ses rencontres dites « à domicile » à l’étranger. Un handicap non négligeable pour les joueurs, privés du soutien direct de leurs supporters lors d’un rendez-vous aussi important. De quoi susciter des interrogations chez les amoureux du ballon rond, qui peinent parfois à comprendre les critères ayant conduit à l’inéligibilité du stade Barea de Mahamasina, surtout au regard de certaines pelouses observées sur le continent.
Heriniaina Samson




