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lundi, octobre 19, 2026
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Vida Loca : Dans les méandres d’une enquête internationale

Son nom est associé à une affaire de trafic international de stupéfiants, aux ramifications présumées dans l’océan Indien et en Asie du Sud-Est. L’extradition de Maurice Vitto Laurent Jeevanji, connu sous le pseudonyme de « Vida Loca », d’Espagne vers Madagascar, le 16 octobre 2026, marque une nouvelle étape dans une enquête aux multiples ramifications. Retour sur les principaux épisodes de cette affaire.

Un parcours aux contours internationaux

Derrière le pseudonyme « Vida Loca » se trouve Maurice Vitto Laurent Jeevanji, présenté comme un ressortissant mauricien naturalisé français. Son nom apparaît dans des investigations portant sur un réseau présumé de trafic de stupéfiants reliant notamment Madagascar, Maurice et l’Asie du Sud-Est. Les circonstances précises de ses déplacements et les relations qu’il aurait entretenues avec les autres protagonistes constituent des éléments importants pour comprendre l’évolution du dossier.

L’affaire des 60 kilos de cocaïne

L’un des épisodes marquants remonte à février 2025, lorsqu’une opération présumée de transport de cocaïne entre Madagascar et Maurice attire l’attention des enquêteurs. Une cargaison initialement estimée à 60 kilos aurait été transportée par voie maritime depuis Toamasina. Dans ce contexte, Jeevanji est soupçonné d’avoir joué un rôle dans le financement ou la coordination de certaines opérations. Ces éléments doivent toutefois être distingués des faits qui restent à établir judiciairement.

Une enquête au-delà des frontières

L’affaire ne se limite pas aux saisies de stupéfiants. Les investigations portent également sur les éventuels circuits financiers, les communications entre les protagonistes et les déplacements internationaux susceptibles d’éclairer le fonctionnement du réseau présumé. La Thaïlande figure parmi les pays évoqués dans les investigations, tandis que Maurice et Madagascar occupent une place importante dans le dossier. L’enjeu consiste à déterminer si les éléments recueillis permettent d’établir l’existence d’une organisation structurée, avec des responsabilités réparties entre plusieurs personnes.

Cette remise aux autorités malgaches permet à la procédure judiciaire de franchir une nouvelle étape. L’enquête porte notamment sur des soupçons de trafic de stupéfiants, de blanchiment de capitaux et d’association de malfaiteurs. Trois ressortissants mauriciens, Jean Benjamin Albert, Jean Marc Édouard et Jean-Noël Ferry, ont par ailleurs été condamnés à quinze ans de prison à Madagascar dans cette affaire, selon les informations disponibles. L’extradition de Jeevanji pourrait ainsi contribuer à approfondir les investigations sur les relations entre les personnes mises en cause et sur les mécanismes financiers présumés. La suite de la procédure judiciaire devra apporter des réponses à ces interrogations, sur la base des preuves recueillies et dans le respect de la présomption d’innocence.

D.R

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