
Il était le plus jeune et l’unique participant issu du continent africain parmi les 500 participants au HackHarvard 2026, un hackathon international qui s’est tenu du 16 au 18 octobre 2026 à l’Université de Harvard, dans le Massachusetts, aux États-Unis. « Il », c’est Andotiana Kanto Fitiavana Rahandrisoa, jeune étudiant en deuxième année à l’École nationale d’informatique (ENI) de Fianarantsoa, primé au HackHarvard d’une « Track Commendation », une distinction de troisième catégorie prévue dans le cadre de la compétition.
Le hackathon HackHarvard est un événement créatif où les participants, en groupe ou individuellement, conçoivent des projets exceptionnels mettant en avant la technologie, et ce, en un temps limité : 36 heures non-stop. Tous ont rivalisé d’imagination pour présenter un projet convaincant et innovant, sortant de l’ordinaire. Celui de Kanto Rahandrisoa en faisait partie. Son projet, porté sur l’intelligence artificielle sous forme de prototype évoluant dans un centre de santé, a retenu l’attention des juges. Ce qui lui a valu cette distinction.
Le HackHarvard prévoit trois catégories de distinctions : les « Track Winners », attribuées aux gagnants ; les « Honorable Mentions », pour les prototypes méritant des mentions honorables, et les « Track Commendations », pour les projets remarquables. En recevant cette distinction, Kanto Rahandrisoa n’a pas manqué de manifester sa fierté d’avoir représenté Madagascar à cette compétition internationale. Les résultats qu’il a obtenus témoignent, une fois de plus, du talent et du potentiel des jeunes issus de la Grande île dans le domaine de la technologie et de la robotique.
Cependant, faute de structures officielles pour les accompagner, les représentants de Madagascar aux compétitions internationales manquent souvent de moyens et doivent frapper à toutes les portes pour réunir les fonds nécessaires à leur participation, notamment pour les billets d’avion, les frais de séjour et autres frais divers. Pour certains d’entre eux, ce sont les parents qui investissent à 100% dans leur participation. Ce schéma de l’autofinancement se reproduit dans plusieurs autres disciplines sportives. Pour les participants ne disposant pas de moyens financiers familiaux, l’unique option est de se tourner vers les institutions, organismes privés et mécènes pour essayer de récolter des fonds et financer leur participation. Une démarche qui n’est pas sans répercussions sur le mental des compétiteurs. Toutefois, en dépit de ce handicap financier et des tourments qu’il pourrait générer, les résultats sont au rendez-vous. La performance de Kanto Rahandrisoa en est une preuve de plus.
Hanitra R.




