
Le financement des PME revient au cœur des discussions avec la Société financière internationale (SFI). Réunie avec la délégation malgache le 15 octobre à Bangkok, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, l’institution a proposé quatre missions techniques à Madagascar. Elles porteront sur les PME et les marchés de capitaux, l’agriculture, l’énergie et le tourisme. Face à Ethiopis Tafara, vice-président de la SFI pour l’Afrique, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison et le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé, ont plaidé pour une intervention plus large. Le grand argentier a insisté sur les difficultés d’accès au crédit, les taux d’intérêt élevés et la nécessité d’adapter les instruments financiers à la taille réelle des entreprises malgaches. L’enjeu est de permettre à l’investissement privé de prolonger les efforts publics et de créer davantage d’emplois.
Des conditions à réunir
Dans l’énergie, le protocole d’accord relatif à Volobe Amont constitue une avancée, mais la viabilité financière de la JIRAMA reste déterminante pour attirer les investisseurs. La couverture du risque de paiement demeure à structurer. Le Gouvernement a également sollicité un accompagnement pour la réhabilitation du chemin de fer Fianarantsoa–Côte Est et le développement touristique, notamment autour des Tsingy de Bemaraha. La SFI privilégie une approche associant transports, énergie, hébergement et financement. Les dates des quatre missions restent à fixer. Deux points focaux gouvernementaux ont été annoncés pour assurer le suivi des dossiers. Ethiopis Tafara envisage, par ailleurs, une visite à Madagascar au premier semestre 2027.
Antsa R




