Maintenir les tarifs actuels de l’électricité a un coût pour les finances publiques. Chaque année, plusieurs centaines de milliards d’ariary de subventions sont mobilisés pour soutenir la Jirama. Autant de ressources qui pourraient renforcer les dépenses prioritaires de la Refondation, notamment les écoles, les centres de santé ou les services essentiels attendus par la population. Cette semaine, la compagnie a rappelé que le prix facturé aux consommateurs ne couvre même pas le coût de production de l’électricité, avant les dépenses de transport et de distribution. Cet écart contribue à l’accumulation des dettes et réduit les moyens disponibles pour entretenir le réseau. Le maintien des prix repose ainsi sur un soutien budgétaire qui pèse sur les autres missions de l’État.
Redressement impératif
Une hausse progressive des tarifs figure parmi les leviers du plan de redressement de la société, aux côtés des améliorations de la production, de la distribution et de la qualité du service. L’enjeu consiste à rétablir sa viabilité financière et à réduire progressivement sa dépendance aux subventions. Les catégories concernées, le calendrier et l’ampleur d’un éventuel ajustement restent à préciser. La Jirama indique rechercher des solutions avec l’État pour limiter les conséquences pour les consommateurs. Une telle évolution devra s’accompagner de résultats visibles : un réseau mieux entretenu, une fourniture plus régulière et une gestion plus rigoureuse. Pour les usagers, l’effort demandé ne pourra se comprendre sans amélioration du service. Pour l’État, le redressement doit permettre de dégager des marges pour répondre aux aspirations du peuple, en protégeant les ménages vulnérables.
Antsa R.




