L’incertitude s’installe au sein de l’opinion publique. Dans une déclaration rendue publique jeudi, le KMF/CNOE-Éducation citoyenne dresse un constat sévère de la conjoncture politique et sociale. « L’exportation illicite des richesses nationales, le népotisme et le culte de la personnalité, dont on a déjà vu les conséquences néfastes, commencent à revenir », déplore la société civile, tout en dénonçant l’insécurité grandissante et ses pertes en vies humaines. Face à ces dérives, l’organisation s’interroge : « Est-ce ce que nous vivons actuellement que l’on appelle Refondation ? »
Pour le KMF/CNOE, les réponses aux aspirations de développement relèvent des devoirs régaliens de l’État et non de faveurs politiques. L’organisation regrette que le pouvoir privilégie la gestion courante au détriment du véritable processus de changement. Elle exige une concertation nationale inclusive et sans exclusion pour éviter de retomber dans les crises cycliques du passé. Le Bureau fédéral réclame des éclaircissements urgents sur trois points majeurs : la forme de l’État et les pouvoirs présidentiels (souvent sources de blocages selon le FFKM), les critères de sélection des participants du Fokontany au niveau national, et enfin la complémentarité entre la concertation verticale du FFKM et les consultations sectorielles. « Que les dirigeants réalisent leurs promesses et tiennent leur parole ! », conclut le KMF/CNOE.
Julien R.




