Les 223 agents contractuels du ministère de l’Éducation nationale (MEN), dont les contrats ont été suspendus, réclament leur réintégration à leurs postes d’origine. Ils demandent l’annulation de l’arrêté n° 130/MEN/SG/DRH/SP du 22 janvier 2022, qu’ils jugent injustifié. Selon Solondrazana Dallia, représentante du collectif, cette situation serait liée à des divergences politiques passées. « Serait-ce à cause de divergences de couleurs politiques par le passé ? Toujours est-il que nous, simples employés, subissons des pressions indues », a-t-elle déploré.
Blocage administratif. La représentante du collectif affirme que le ministère de la Fonction publique et celui des Finances ne bloquent pas leurs dossiers. Les agents estiment donc que la situation doit être examinée au niveau du MEN. Ils rappellent également que leurs revenus leur permettent de subvenir aux besoins de leurs familles et appellent le ministre de tutelle à intervenir pour trouver une issue à ce différend. Le collectif évoque aussi l’attribution de plus de 1 000 postes budgétaires au ministère en 2021, un point qui reste à vérifier au regard du texte budgétaire cité.
Requêtes ministérielles. Soutenus par le secrétaire général du syndicat FISEMARE, Jean Raphaël Mananandro, les agents indiquent que des requêtes officielles ont été déposées auprès de trois départements ministériels vendredi dernier. Selon leurs représentants, aucune réponse officielle ne leur est encore parvenue. Ils attendent désormais une réaction des autorités, notamment du ministère de l’Éducation nationale, concernant leur demande de réintégration. La référence exacte au texte budgétaire de 2021 ainsi que les suites données aux requêtes restent à confirmer.
Recueillis par Nadia R.




