
Le parti Monima, à travers sa branche jeunesse « Tanora Monima » et la Fédération Monima, reste sur le front en organisant une conférence axée sur la « Place des jeunes pour le développement et la refondation de la nation ». Un rendez-vous d’envergure qui a mis en lumière le rôle incontournable de la nouvelle génération dans l’avenir de Madagascar. Selon les constats dressés lors de cette rencontre, les jeunes Malgaches possèdent les compétences et le savoir-faire requis, mais se heurtent trop souvent à un manque d’opportunités. Parmi les principaux freins soulevés figurent les difficultés d’accès au crédit et à l’investissement. Pour les panélistes, la solution est claire : les jeunes peuvent progresser et contribuer activement à l’essor du pays s’ils se voient confier la place qui leur revient.
Incubateurs
Intervenant sur la question, Andrianomanana Lahifotsy a souligné la dimension entrepreneuriale de l’événement. « Partout dans le monde, l’entrepreneuriat est la composante essentielle du développement économique. Dans les pays en développement, il représente jusqu’à 70% de la croissance », a-t-il rappelé. Fidèle à ses idéaux de démocratie économique et sociale, le Monima préconise de ne pas attendre passivement l’État. Le parti ambitionne ainsi de collaborer avec des partenaires extérieurs pour mettre en place des centres d’incubation destinés à transformer les idées des jeunes en projets concrets et viables.
Mutations
Cette dynamique entrepreneuriale ne peut toutefois se concevoir hors des réalités géopolitiques et économiques mondiales. Les jeunes sont appelés à suivre de près les mutations internationales : la montée en puissance des BRICS, la remise en cause progressive de l’hégémonie du dollar et l’avancée du multilatéralisme redessinent le paysage global. Dans ce macroenvironnement, qui englobe la politique, l’économie, le social, la technologie, l’écologie et le droit, la capacité d’anticipation devient une arme fatale. Enfin, pour stimuler durablement l’économie malgache, le parti rappelle les trois piliers fondamentaux de la croissance : la hausse de la consommation, l’investissement — garant de la capacité de production future — et l’exportation de biens et services. Un plaidoyer vibrant pour un Madagascar uni, proactif et résolument tourné vers l’avenir.
Julien R.




