
Madagascar affine sa stratégie de relance économique pour la période 2027-2028. Avec une croissance ciblée à 7,3% et la création de 40 593 emplois, le gouvernement entend accélérer la reprise des activités productives et renforcer la résilience économique du pays. En effet, le Plan de relance économique (PRE) entre dans la dernière phase de préparation. Du 19 au 22 octobre dernier, un atelier technique s’est tenu à Antsirabe, dans la région Vakinankaratra, afin d’affiner et de finaliser les indicateurs destinés à mesurer les résultats de sa mise en œuvre. Organisée par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF), à travers la Direction générale de l’Économie et du Plan (DGEP), avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), cette rencontre a réuni plusieurs entités techniques, notamment le ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) et l’Institut national de la statistique (INSTAT). L’objectif consiste à traduire les ambitions de relance en cibles chiffrées et mesurables, permettant d’apprécier les progrès accomplis. Pour la période 2027-2028, le PRE vise notamment une croissance économique de 7,3% et la création de 40 593 emplois. Des objectifs qui supposent une mobilisation accrue des investissements, une meilleure coordination entre l’État et le secteur privé ainsi qu’une amélioration de la gouvernance économique. Leur réalisation dépendra également de la capacité du pays à anticiper les risques susceptibles de compromettre les activités productives et les perspectives de développement.
Résilience économique
Les travaux d’Antsirabe ont également porté sur l’articulation du PRE avec deux autres instruments en préparation, à savoir le Socio-Economic Response Plan (SERP) et le Development Emergency Modality (DEM). Les données et indicateurs issus du PRE serviront notamment à alimenter l’élaboration du SERP, dont l’application concernera en priorité le secteur énergétique. Ce choix traduit l’importance de l’approvisionnement en énergie dans la reprise des activités économiques, particulièrement pour les entreprises et les investissements productifs. Le DEM, pour sa part, privilégie le renforcement des dispositifs de protection sociale capables de répondre aux conséquences des crises et des chocs économiques. L’enjeu est de permettre au pays de soutenir sa croissance tout en réduisant la vulnérabilité des populations. Au-delà des projections, la réussite de cette stratégie reposera sur la mobilisation effective des financements, la coordination des acteurs et le suivi rigoureux des engagements. Le passage des objectifs aux réalisations constituera ainsi le principal défi de la relance économique.
Antsa R.



