Le principal suspect de l’attaque à main armée meurtrière survenue au marché d’Anosibe, le 14 octobre dernier, ainsi que plusieurs membres présumés de son réseau, ont été placés sous mandat de dépôt à la prison de Tsiafahy. Une femme, également soupçonnée d’avoir participé aux activités de la bande, a été incarcérée à Antanimora. Les investigations de la Police nationale se poursuivent pour retrouver les autres membres du réseau.
L’enquête sur l’attaque à main armée qui a coûté la vie à un jeune opérateur économique au marché d’Anosibe connaît de nouveaux développements. Les investigations menées par le Bureau criminel du quatrième arrondissement (BC4) ont permis de démanteler progressivement une partie du réseau criminel présumé impliqué dans cette affaire. Les recherches ont notamment été renforcées après une première agression commise à Ambilanibe, le 14 septembre 2026. Deux femmes avaient alors été blessées à coups de couteau et dépouillées d’une importante somme d’argent. Un mois plus tard, le 14 octobre, une attaque à main armée à Anosibe avait fait un mort et permis aux assaillants de s’emparer d’une somme d’argent.
Dans le cadre de ces deux affaires, six personnes, dont quatre femmes, un mineur et un homme, ont été interpellées à Andavamamba par les éléments du BC4 et du Service anti-gang (SAG). Elles sont soupçonnées d’avoir joué différents rôles au sein du réseau : renseignement, repérage des victimes, surveillance de leurs déplacements et hébergement des malfaiteurs. Selon les enquêteurs, certains suspects auraient reconnu leur participation aux faits. À l’issue de leur présentation devant le parquet, ils ont été placés en détention provisoire, l’un à Tsiafahy et les autres à Antanimora.
Le principal suspect arrêté à Betroka
Les investigations ont ensuite conduit les enquêteurs jusqu’à Betroka, où Mamenosoa, présenté comme le principal auteur présumé de l’attaque d’Anosibe et le cerveau du réseau, a été arrêté le 19 octobre 2026. L’opération a été menée conjointement par le BC4, le SAG et le commissariat de police de Betroka. Lors de son interrogatoire, le suspect aurait reconnu les faits et livré des informations sur plusieurs de ses présumés complices. Ces révélations ont permis l’interpellation de trois autres personnes. Parmi elles figurent le coiffeur du défunt opérateur économique, soupçonné d’avoir renseigné les malfaiteurs sur les déplacements de sa victime et les sommes d’argent qu’elle transportait, ainsi que le conducteur du taxi-moto qui aurait servi aux bandits lors de leurs opérations. Une femme, soupçonnée d’avoir hébergé l’un des membres du réseau toujours recherché, figure également parmi les personnes arrêtées. Après leur présentation devant la justice, les trois hommes ont été placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy, tandis que la femme a été incarcérée à Antanimora.
D’autres suspects recherchés
Par ailleurs, Mamenosoa est également cité dans l’affaire du bandit armé abattu par l’un de ses complices à Manarintsoa Andavamamba, la semaine dernière. Les informations recueillies au cours de ses interrogatoires auraient permis aux enquêteurs d’identifier d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans les activités de cette bande. Plusieurs suspects sont encore activement recherchés. La Police nationale poursuit ses investigations afin de retrouver les fugitifs et de déterminer l’étendue des ramifications de ce réseau criminel.
Yv Sam



