Le parti au pouvoir, le Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) duquel est issu le chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, va de mal en pis. Non seulement taxé de ne pas être un parti fort, il souffre d’une guerre de leadership qui croît entre pro-régimes. Le « Sahia ry Gasy Ndao » (SGN), une nouvelle plateforme pro-HVM, interpelle le chef de l’Etat sur les agissements de ceux qui se revendiquent le soutenir. « Le président de la République devrait bien choisir avec qui il collabore étant donné que les personnalités qui se rangent dans son camp actuellement ont été autrefois ses adversaires », a argué Rakotomanga Louis Marius, un responsable de la plateforme. Effectivement, ce n’est pas une première dans l’histoire dans la mesure où le « retournement de veste » est une pratique érigée en culture à Madagascar.
Gasy mody miady ? Rakotomanga Louis Marius rappelle que « le SGN est une plateforme indépendante qui n’hérite pas de ces politiciens et qui ne cautionnent pas leur pratique ». C’est sans doute une remarque adressée aux personnalités qui ont filtré les régimes successifs et qui, actuellement et pour le moment, marchent avec le HVM. Exhibant sa conviction, Rakotomanga Louis Marius affirme que « des mandataires sont répartis depuis 2013 dans les provinces pour renforcer le soutien au chef de l’Etat. Ils ont déjà été au pouvoir mais ont été écartés ». Et de continuer que « jusqu’à présent, ils soutiennent Hery Rajaonarimampianina parce qu’ils ont la conviction orientée vers le HVM». Reste à savoir si ce « grand » soutien arrivera jusqu’en 2018 voire après ; surtout que Marc Ravalomanana, Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka et d’autres candidats potentiels sont difficilement écartables.
Aina Bovel




