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vendredi, septembre 18, 2026
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Sakoroka à l’Hôtel de Ville : 34 agents de police municipale enquêtés à Ankadilalana

 «Les militaires venus à l’Hôtel de Ville le soir du sakoroka voulaient faire régner l’ordre», a précisé le ministre de la Défense, le Gal de Corps d'Armée, Beni Xavier Rasolofonirina.
«Les militaires venus à l’Hôtel de Ville le soir du sakoroka voulaient faire régner l’ordre», a précisé le ministre de la Défense, le Gal de Corps d’Armée, Beni Xavier Rasolofonirina.

Toutes les personnes impliquées dans les agressions du mercredi dernier ont fait l’objet d’une enquête menée par la gendarmerie, le soir même des cafouillages à Analakely.          

«Toutes les dispositions nécessaires ont été prises concernant le cafouillage d’hier soir. Ainsi, tous les agents de la police municipale suspectés d’être mêlés à cette affaire subissent actuellement une enquête à la gendarmerie d’Ankadilalana. Ils sont au total 34 agents à subir cette enquête», a déclaré Jean Claude Rabarijaona, directeur de cabinet du maire de la capitale. Il a donné une conférence de presse hier, pour éclaircir la situation, ou plus précisément, pour donner le point de vue de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) à propos de cette affaire. Il a reconnu le dérapage de certains des agents de la police municipale pendant les opérations d’assainissement de la ville. Cependant, il n’a pas manqué de souligner que ces agents peuvent parfois subir des provocations émanant des marchands de rue. «Ils étaient en pleine opération d’assainissement quand ces échauffourées ont eu lieu», a-t-il précisé. Une déclaration qui s’oppose au témoignage des victimes des agressions. «Nous étions sur le point de ranger nos marchandises et de quitter les lieux quand les agents de la police communale ont débarqué. Ils ont voulu ramasser toutes nos marchandises. Mais mon mari qui était là ne voulait pas se laisser faire. Ils l’ont tout de suite tabassé avant de nous embarquer dans leur voiture. Et ils ont continué à agresser mon mari jusqu’à notre arrivée à l’Hôtel de Ville», a témoigné la femme enceinte, victime des agressions de la police municipale. Choquées, les victimes affirment être sur le point de porter plainte contre les responsables de ces agressions. Mais la question est aussi de savoir si ces dernières ont respecté la loi en étant marchands illicites?

Réflexe de survie. Joint au téléphone, le ministre de la Défense nationale, le Gal de Corps d’Armée, Beni Xavier Rasolofonirina, a également apporté son point de vue sur cette affaire. Contrairement aux critiques et préjugés apportés par les observateurs dans les médias, il a tenu à saluer les gestes des militaires armés venus en masse à l’Hôtel de Ville ce soir-là. «Pour moi, les militaires qui étaient venus là-bas à cette occasion voulaient tout simplement faire régner l’ordre, comme cela fait d’ailleurs partie de leur mission. Ils ont seulement voulu éviter les éventuels débordements vu l’ampleur de la tension à ce moment-là. De plus, ces militaires n’ont fait aucun blessé, ni de mort. Ils voulaient seulement protéger l’Hôtel de Ville, notre patrimoine à tous, contre ce qui aurait pu se produire. Et surtout, nous voulons éviter tout danger avant, pendant, et après le Sommet de la Francophonie. Beaucoup ont mal interprété la situation», a affirmé le ministre. Par ailleurs, lui de dire que le geste du militaire en ayant appelé ses frères d’arme au moment des agressions n’était qu’un «réflexe de survie». Il explique: «Quand nous savons que nous sommes en danger, nous n’allons pas chercher plus loin. Les premiers gestes à faire, c’est d’appeler les personnes qui nous sont les plus proches».

Enquête de moralité. Ce qui s’était passé à l’Hôtel de Ville le soir du mercredi dernier a fait surgir beaucoup de réactions. Pour sa part, le député Naivo Raholdina d’insister sur le fait que la CUA devrait exiger plus de valeur morale de la part les personnes qu’elle recrute. Et d’ajouter: «La commune devrait effectuer une enquête de moralité sur tous ses agents afin de séparer les bons des mauvais et d’en éliminer les mauvais», a déclaré le député. Quoi qu’il en soit, la CUA a lancé un appel à l’apaisement, au respect des lois, et à la contribution de tous les citoyens pour renforcer l’assainissement de la ville.

Arnaud R.

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