Une tentative de trafic d’or a été mise en échec le 20 janvier dernier à l’aéroport international d’Ivato. Les services de contrôle ont procédé à la saisie de 789 grammes d’or, dans le cadre d’une opération menée conjointement par les entités présentes sur la plateforme, avec l’appui de l’Agence nationale anti-fraude (ANAF), dont le directeur général a été récemment nommé en la personne du général Charles Andrianasoavina. Cette interception intervient dans un contexte de renforcement des mesures de lutte contre les exportations illicites. Agissant sur instructions présidentielles, le colonel Michaël Randrianirina annonce un durcissement des contrôles à Ivato, principal point de sortie du territoire. Pour l’ANAF, cette affaire ne constitue qu’un premier élément révélateur de pratiques plus larges.
Avoirs illicites. Si la quantité saisie reste limitée, les autorités mettent en avant l’importance de l’opération. « L’intervention a permis de mettre en évidence le mode opératoire utilisé par les réseaux », indique une source policière. Les schémas de dissimulation et de circulation de l’or font désormais l’objet d’analyses approfondies par les services d’enquête. Les informations recueillies devraient permettre de remonter la filière et de prévenir de nouvelles tentatives similaires. La procédure engagée ne se limitera pas à la saisie. Les responsables annoncent l’ouverture d’enquêtes financières destinées à identifier les bénéficiaires de ces trafics. « Il ne s’agit pas seulement d’interpeller les exécutants, mais de rechercher les circuits et les avoirs issus de ces activités illicites », précisent les autorités. Face à des réseaux structurés, l’ANAF appelle à la collaboration de l’ensemble des acteurs aéroportuaires. La lutte contre les trafics d’or repose sur une vigilance permanente et une coordination accrue entre les services concernés. À Ivato, le message est clair : « Protéger les intérêts de l’État en défendant l’intégrité des institutions et en préservant les ressources nationales. Les contrôles se resserrent et les contrevenants sont, plus que jamais, dans le viseur de la justice », concluent-ils.
Nadia R.


