L’anosmie ou la perte de l’odorat, principalement causée par l’altération du nerf olfactif, peut être permanente ou temporaire. Nombreux sont ceux qui en ont fait l’expérience lors de la pandémie de Covid.
Ne sentir aucune odeur
L’anosmie peut être présente dès la naissance, ou liée à une inflammation au niveau des fentes olfactives – tel pourrait être le cas suite à une infection virale tel le rhume, ou encore le Covid – ou causée par un traumatisme crânien. D’autres causes possibles sont, entre autres, une maladie neurodégénérative, la présence d’une tumeur ou autres polypes nasales. Leur présence cause un encombrement et empêche les molécules odorantes d’atteindre la fente olfactive.
Cette pathologie peut créer un véritable « handicap » pour les personnes qui en sont atteintes, dans la mesure où elle a un impact sur la qualité de vie, voire constituer un danger. En effet, à titre d’exemple, ne pas sentir l’odeur de fumée, signe d’un départ de feu ou d’un incendie, pourrait exposer à un danger.
Cependant, il est possible de stimuler l’odorat à l’aide d’huiles essentielles, d’arômes dans les plats, de parfums comme le clou de girofle, la menthe, la fleur d’oranger, l’origan, l’ail. Les résultats ne sont pas toujours au rendez-vous, néanmoins, l’objectif est de regagner peu à peu les capacités olfactives perdues.
Selon une étude réalisée en 2014 au Royaume-Uni, l’anosmie toucherait environ 5% de la population mondiale. Une journée mondiale lui est consacrée, le 27 février.
Hanitra R.



