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mercredi, février 25, 2026
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Antoine Rajerison : Pour la valorisation du « vita malagasy »

Alors que le président de la Refondation de la République multiplie les offensives diplomatiques à l’extérieur, le député d’Arivonimamo, Antoine Rajerison, monte au créneau. Pour l’élu, la souveraineté de Madagascar ne se gagnera pas dans les salons internationaux, mais par une réforme profonde de notre structure productive. Pour Antoine Rajerison, le mal est profond : nous importons ce que nous consommons (riz, huile, sucre, carburant) et nous exportons nos richesses à l’état brut, laissant la valeur ajoutée aux mains des autres.

Vita Malagasy

« Tant que nous resterons dépendants des emprunts extérieurs sans savoir créer et transformer localement, les efforts de développement seront vains », prévient le député. Ce dernier pointe du doigt une balance commerciale structurellement déficitaire, exacerbée par une domination de certains circuits d’importation. Sa solution ? Une industrialisation massive pour substituer le « vita malagasy » aux produits étrangers. Des vêtements aux matériaux de construction, en passant par l’énergie, Madagascar doit impérativement produire ce dont il a besoin.

Leviers concrets

Le parlementaire ne se contente pas de critiques ; il propose des leviers concrets. Parmi eux, la création d’une banque dédiée aux producteurs, offrant des taux d’intérêt bas et des crédits accessibles. L’objectif est de briser le plafond de verre qui empêche les agriculteurs et les petites industries de passer à l’échelle supérieure. Pour lui, la coopération internationale doit être réorientée : elle doit servir à bâtir une indépendance, et non à créer une « nouvelle forme d’oppression » ou une dépendance perpétuelle.

Gestion légale

Enfin, le dossier brûlant des ressources minières a été abordé. L’or et les pierres précieuses ne doivent plus profiter à une minorité. Antoine Rajerison appelle à une gestion légale et transparente, où les bénéfices seraient directement réinjectés dans les infrastructures publiques : routes, écoles et hôpitaux. En transformant nos matières premières avant exportation, la valeur de l’ariary pourrait enfin remonter, redonnant ainsi du souffle au pouvoir d’achat des Malgaches. La balle est désormais dans le camp de l’Exécutif.

Julien R.

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