
Si, par le passé, les résolutions des concertations pour le développement sont souvent restées lettre morte, les organisateurs des Assises pour la relance économique entendent désormais privilégier une approche pragmatique, tournée vers l’exécution et les résultats. Ces Assises affichent l’ambition de refonder le dialogue entre l’État et le secteur privé et d’accélérer la transformation. Le constat de départ est clair : une productivité estimée à environ un cinquième de la moyenne africaine et une croissance à 3,5 % en 2025. Le processus se veut participatif. Des consultations sont annoncées du 19 au 30 janvier dans toutes les régions, puis deux rendez-vous de dialogue public-privé les 3 et 6 février, pour prioriser les réformes et préciser les engagements réciproques. Au terme des Assises, un Plan national pour la relance doit articuler un volet macroéconomique, piloté par le ministère de l’Économie et des Finances, des mesures de compétitivité portées par le MIDSP et un contrat de performance État-secteur privé. L’enjeu sera de passer des intentions à l’exécution, avec un suivi d’indicateurs. Antsa R.


