Les internes en médecine montent au créneau face à l’épidémie de Mpox et refusent la prise en charge des patients atteints de cette maladie, estimant ne pas bénéficier d’une protection suffisante dans le cadre de leur travail.
Bénévolat, dites-vous ?
La protection qu’ils estiment défaillante est d’ordre physique et financier, faisant mention des équipements de protection individuelle (EPI), qu’ils jugent insuffisants, et de leurs indemnités de risque. Et pourtant, le pays fait face à un défi sanitaire qui n’en est qu’à ses débuts, quelques années après celui de la Covid-19. Refuser de s’exposer en première ligne face au Mpox sans être sûr d’être entièrement protégé est compréhensible. Tout comme l’angoisse des potentiels malades actuels et des patients futurs, qui risquent de subir les conséquences de la situation des internes. Ceux-ci sont pourtant la cheville ouvrière des structures hospitalières universitaires du pays. Il a été bien vu que les impacts des mouvements de grève des internes, en septembre-octobre 2025, ayant amené à l’arrêt de leurs activités pendant quelques semaines, ont porté un coup dur au fonctionnement des structures hospitalières en matière de prise en charge des malades. Les médecins fonctionnaires, à eux seuls, s’en sortent difficilement, voire pas du tout. Alors, en période d’épidémie, voire de pandémie, une baisse des activités en milieu hospitalier, du fait du refus de prise en charge des malades du Mpox par les internes, risque d’impacter gravement la prise en charge de ces malades. Le recours aux bénévoles, comme lors de la Covid-19, est une option envisageable. Mais au vu de l’expérience et du bilan mitigé de la gestion des bénévoles dans les CTC et autres établissements de santé lors de la pandémie de Covid-19, une nouvelle sollicitation à l’endroit des personnels de santé bénévoles pourrait ne pas avoir le même écho auprès des intéressés. Mais rien n’empêche de tenter une nouvelle fois l’expérience et de venir à bout de cette pandémie de Mpox, comme cela a été fait lors de la Covid-19.
Hanitra R.



