
Le bilan dressé le 8 janvier 2026 à 8 h 30 fait état d’une situation dramatique dans quelques régions de Madagascar. D’après le BNGRC, 13 personnes ont perdu la vie : quatre à Anjozorobe, frappées par la foudre ; une à Bemasoandro Itaosy, et quatre à Soavina, à la suite de l’écroulement de maisons ; deux à Antananarivo Renivohitra, également victimes d’effondrements ; une à Morondava et une autre à Betioky Atsimo, par noyade. Six personnes ont été blessées, principalement dans la capitale et ses environs.
Dégâts. Au-delà des pertes humaines, les dégâts matériels sont considérables. On dénombre 3 847 sinistrés, regroupant 1 018 ménages, dont 2 250 personnes déplacées. Parmi elles, 2 134 ont trouvé refuge dans dix sites d’hébergement, tandis que 116 ont été accueillies par des proches ou des voisins. Les habitations n’ont pas été épargnées : 770 cases ont été inondées, 33 endommagées et 107 totalement détruites.
Mesures. Cette catastrophe met en lumière la vulnérabilité des infrastructures face aux aléas climatiques. Les autorités locales et les services de secours sont mobilisés pour apporter une assistance d’urgence aux familles touchées, mais les besoins restent immenses. Les sinistrés réclament des abris sûrs, des vivres et des équipements de première nécessité.
Alors que la saison des pluies se poursuit, la population redoute de nouvelles intempéries. Les observateurs soulignent l’urgence d’un plan de prévention et de renforcement des infrastructures afin de réduire les risques futurs. En attendant, Madagascar pleure ses victimes et tente de panser les plaies laissées par cette tragédie.
Narindra Rakotobe



