La consommation de viandes d’espèces sauvages menacées ou en voie de disparition constitue un moyen de subsistance pour les populations concernées.
L’enclavement de plusieurs régions et districts du pays ajouté à la quasi-inexistence d’opportunités économiques font que de nombreux Malgaches se tournent vers la consommation et la commercialisation d’espèces endémiques et/ou protégées pour assurer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces pratiques correspondent également à des activités génératrices de revenus pour les populations concernées. Cette dépendance des communautés locales aux ressources environnementales s’amplifie avec la croissance démographique. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les habitants des zones rurales augmentent rapidement en nombre. Une dynamique d’accroissement qui met en péril les espèces sauvages endémiques, menacées ou protégées du pays.
Néfastes.
La consommation des espèces sauvages accroît les pressions sur ces ressources. Elles pourraient causer des dégâts irréversibles sur la survie des espèces faunistiques et floristiques du pays. Leur disparition est à craindre sans parler des dangers que représente la consommation de viandes des faunes sauvages. Concilier préservation de l’environnement et sécurité alimentaire se trouve donc être un défi de taille pour le pays. Des approches ambitionnent de faire la différence. On peut citer l’approche du SWM programm (programme de gestion durable de la faune sauvage) développé à Madagascar qui « accompagne le passage de la consommation de subsistance d’espèces endémiques particulièrement vulnérables à la consommation d’espèces exotiques et domestiques résilientes ». Opéré auprès du parc naturel Makira et de sa ceinture verte, ce modèle, sa réalisation, nécessite « la mise en place d’un système de gouvernance et de gestion adaptative pour une chasse et une pêche durables permettant d’encadrer l’utilisation d’espèces résilientes à la chasse et à la pêche ». La mise en œuvre de cette approche requiert également « l’établissement de mécanismes pour inciter les populations riveraines à se détourner de la consommation des espèces endémiques menacées, notamment des mécanismes d’appui aux activités d’élevage ».
José Belalahy
Il faut aussi demander à la population rurale de ne pas faire 10 enfants par famille