- Publicité -
vendredi, janvier 9, 2026
AccueilVisionÇa casse à Caracas

Ça casse à Caracas

Ce qui vient de se passer au Venezuela est digne d’un film d’espionnage mettant en action la CIA et les forces américaines.

Ça casse à Caracas

La capture manu militari de Nicolás Maduro et de son épouse dans la capitale vénézuélienne rappelle le titre d’un opus coproduit par l’Italie, l’Allemagne de l’Ouest et la France en 1966. Sauf que dans le court-métrage de 2026, les principaux acteurs sont les États-Unis, pour ne pas dire Donald Trump, dont le coup de force, baptisé du nom de code « Operation Absolute Resolve », a été, pour ainsi dire, applaudi par les spectateurs, en l’occurrence la communauté internationale. L’incursion militaire d’un pays étranger dans un État souverain n’a fait l’objet d’aucune condamnation significative à l’échelle mondiale, donnant en revanche l’impression que la communauté internationale s’est déjà mobilisée contre Nicolás Maduro, que la Maison Blanche accuse de trafic d’armes et de stupéfiants.

Contrairement à certaines réactions qui voient un acte antisémite derrière le moindre fait touchant un membre de la communauté israélite, personne n’a cru devoir rappeler la lointaine origine juive du père de l’ex-homme fort du Venezuela, qui attend d’être fixé sur son sort ou plutôt sur la durée de sa peine au « Metropolitan Detention Center », à Brooklyn. Une prison qui est « l’enfer sur terre », telle qu’on la qualifie dans le milieu judiciaire new-yorkais, où personne ne semble s’émouvoir outre mesure du cas du président bolivarien. Le monde entier, en général, et l’Europe, en particulier, s’inquiètent plutôt de la prochaine opération des troupes américaines, après la déclaration de la porte-parole de la Maison Blanche selon laquelle l’option militaire se trouve sur la table de l’occupant du Bureau ovale concernant l’annexion du Groenland, un pays constitutif du royaume de Danemark et non moins un territoire d’outre-mer associé à l’Union européenne. Ce qui explique les appels pressants au dialogue adressés à Donald, même si « Un éléphant, ça Trump énormément », pour parodier le titre d’un film français sorti en 1976, dix ans après « Ça casse à Caracas » dont la saison II vient de sortir le 3 janvier dernier.

R.O

- Publicité -
- Publicité -
Suivez nous
419,278FansJ'aime
14,461SuiveursSuivre
5,417SuiveursSuivre
1,920AbonnésS'abonner
Articles qui pourraient vous intéresser

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici