Empruntant le titre d’un livre d’un célèbre agronome français, spécialiste du Tiers-Monde, René Dumont, « l’Afrique est mal partie », où il explique pourquoi le continent traîne ce mal (non) développement, et qui reste d’actualité depuis 50 ans déjà. Parce que ce continent se soigne mal et subsiste avec des moyens d’un autre temps, avec des potentiels pourtant énormes.
Sida, Ebola, Covid, Mpox
Que n’a-t-on pas dit sur ces « fléaux » sales, comme on laisse entendre d’origine africaine, parce que, dit-on, résultant de la (trop) grande proximité de l’homme avec le monde animal.
Voilà que surgit chez nous la variole du singe, ou Mpox (pour ne pas encore pointer du doigt officiellement l’Afrique). Avec 176 cas suspects et une vingtaine de cas confirmés, dont 1 dans la capitale et un autre à Maevatanana, et pourtant de nombreuses personnes dans la capitale confondent la maladie et le vaccin censé l’éradiquer, et pourtant ce n’est pas faute d’en informer dans notre quotidien depuis un an déjà, mais c’est un autre problème. Toujours est-il que l’on a rapporté maintes fois que c’est une maladie virale zoonotique (transmise de l’animal à l’homme, principalement les rongeurs) due à « un virus causant fièvre, ganglions enflés et une éruption cutanée douloureuse évoluant en vésicules, cloques, croûtes et cicatrices. La transmission interhumaine se fait par contact étroit (peau à peau, fluides corporels, objets contaminés) et l’infection se traite souvent symptomatiquement, avec des vaccins disponibles pour la prévention. » Mais rassurons quand même : bien que l’urgence de portée internationale déclarée en 2024 ait été levée par l’OMS en septembre 2025, suite à une baisse des cas en Afrique centrale, la vigilance reste élevée face à l’émergence de nouveaux variants recombinants (notamment un mélange des clades Ib et IIb détecté récemment en Europe et en Asie).
Toujours un mal africain, comme pour la Covid-19, espérant que les aides internationales ne fassent pas l’objet de détournements, n’est-ce pas, Mesdames et Messieurs les « bien-pensants » couleur orange ?
Les symptômes courants du MPOX
• Début :
Fièvre, maux de tête, douleurs musculaires (myalgies), dorsalgies, fatigue intense, ganglions lymphatiques enflés (adénopathies).
• Éruption cutanée :
Apparaît 1 à 3 jours après la fièvre, avec des boutons, des cloques remplies de liquide (vésicules), puis des croûtes, touchant souvent le visage, les paumes des mains, les plantes des pieds, et les zones génitales/anales.
Transmission
• De l’animal à l’homme : contact direct avec des animaux infectés (rongeurs).
• De personne à personne : contact étroit avec une personne infectée (lésions cutanées, fluides corporels, muqueuses), ou indirectement via des objets contaminés (linge). La transmission par gouttelettes (postillons) est marginale.
Traitement et prévention
• Traitement :
Généralement symptomatique (soulagement des douleurs, soins des lésions cutanées), la maladie guérit spontanément en 2-4 semaines.
• Prévention :
Vaccination disponible, sensibilisation, évitement des contacts avec les personnes infectées.
* Vaccination : le vaccin (ex. : Jynneos® ou Imvanex®) reste recommandé pour les personnes à risque ou ayant eu un contact étroit avec un cas. Idéalement, il doit être administré dans les 4 jours suivant l’exposition.
M.Ranarivao



