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dimanche, avril 6, 2025
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Cinéma : Selven Naidu – cinéaste mauricien

Naday, référence du rock malgache en tant que personnage pivot de « Résonnances ».

Selven Naidu est un artiste de l’indianocéanité, il rejoint à chaque fois les rives, entre son île Maurice natal et le courant marin qui conduit aux terres voisines. Avec son film « Résonnances », il a mis en scène Rajery, Rolf, Naday, RôlaGamana etFarah. L’interview d’un jour.

Parlez-nous de cette série « Résonnances », sa genèse et les inspirations qui vous ont poussés à le réaliser ? 

Durant mes sept ans à Madagascar en tant que Directeur général d’une station privée, j’ai eu l’occasion de côtoyer énormément de talents de la scène artistique de Madagascar. Et j’ai été très impressionné par la diversité de la musique malgache et de la qualité de ses talents.

L’idée de produire une collection d’œuvres audiovisuelles afin de mieux faire connaitre ces artistes non seulement dans la zone de l’Océan Indien mais aussi sur le plan mondial me trottait dans le tête depuis que j’étais à Madagascar mais le travail au sein de la station privée ne me permettait pas de m’atteler à une production de cette envergure. Sans compter le temps et l’énergie à déployer pour faire le montage financier d’un tel projet.

Ainsi, à mon retour à Maurice à la fin 2013, je me suis mis à écrire le projet « Résonances » qui fut immédiatement accepté par l’Organisation Internationale de la francophonie, TV5 et Global AfricaTelevision Network et à Maurice, le group media La Sentinelle. L’aventure a ainsi commencé sur les chapeaux de roues.

Ce n’est pas votre premier film sur la musique et les musiciens, quel est votre lien affectif avec la musique ?

Je suis moi même guitariste depuis mon adolescence et la musique comme le cinéma ont toujours été mes passions. Après mes études secondaires, j’ai choisi d’aller faire des études cinématographiques mais la musique demeurait en filigrane tout le long de ma carrière. Et aujourd’hui, j’essaie de rallier mes deux passions dans presque tout ce que je fais.

Pourquoi avez-vous choisi des artistes malgaches pour cette série ?

J’ai un lien affectif très fort avec Madagascar et son peuple. Et ce, jusqu’à présent. Et le choix m’est venu naturellement pour les artistes malagasy d’abord pour l’attachement que j’ai pour eux et ensuite, c’est aussi une manière de les remercier pour le bonheur qu’ils m’ont apporté à travers leurs musiques et leurs amitiés.

Parlez-nous de votre parcours en tant que réalisateur ?

Apres quatre années d’études de cinéma et de télévision à Londres et trois autres années d’études à Paris, j’ai constitué ma propre société de production audiovisuelle à Maurice. Mon premier court métrage de fiction « Le rêve de Rico » avait était primé à la Quinzaine de Réalisateurs à Cannes et avait obtenu plus de vingt sept prix prestigieux dans des festivals internationaux. C’est ce qui a lancé ma carrière de réalisateur sur le plan international. Mais j’ai toujours eu un penchant pour le cinéma documentaire et j’ai parcouru le monde en faisant des films pour de nombreuses chaines de télévision sur la planète. Ensuite, j’ai fait une pause de trois ans pour être directeur de production à la télévision nationale mauricienne. Et quatre autres années comme Directeur général de la Mauritius Film Development Corporation, l’instance publique qui régit le cinéma à Maurice. Au bout de sept ans au sein du service public, j’ai été sollicité pour être le Directeur général d’une des meilleures stations privées locales. Je n’ai pas hésité une seule seconde car le défi était considérable: diriger une chaine de télévision et trois chaines radio quand on n’a aucune notion de la langue et la culture du pays, c’est marcher sur du sable mouvant. Je pense avoir amplement relevé ce défi et je ne regrette aucunement cette décision.

Quels sont vos prochains projets?

En début d’année, je pars pour cinq pays d’Afrique et les Etats-Unis pour une société de production belge pour la réalisation de quatre documentaires destinés à Tv5. Et j’ai deux autres projets qui me tiennent particulièrement à cœur en Afrique du Sud : le soulèvement des enfants noirs de Soweto le 16 juin 1976 qui s’est terminé par un carnage et les 491 jours de la prisonnière, numéro 1423/69 : Winnie Mandela.

Recueillis par Anjarasoa Rasoanaivo

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