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vendredi, janvier 9, 2026
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Conservation de la biodiversité marine : Mise en place d’une gouvernance côtière inclusive

La gestion communautaire de la biodiversité marine est prônée à Madagascar.

Les écosystèmes côtiers et marins de Madagascar figurent parmi les plus uniques et biologiquement significatifs au monde.

Situé dans l’océan Indien occidental, au cœur des écosystèmes marins des courants d’Agulhas et de Somalie, le pays abrite des habitats riches qui soutiennent à la fois la biodiversité et les moyens de subsistance côtiers. Grâce au Fonds du Cadre Mondial pour la Biodiversité GBFF, un projet récemment approuvé, avec un investissement de 5 294 722 $, soutient désormais les efforts visant à préserver ces écosystèmes vitaux. Avec plus de 250 000 hectares de mangroves, représentant environ 2 % de la couverture mondiale, et près de 1 400 km de récifs coralliens et de herbiers marins soutenant plus de 300 espèces de coraux, l’environnement marin de Madagascar se distingue par sa valeur écologique exceptionnelle.

Engagements nationaux

Ces écosystèmes abritent plus de 5 000 espèces marines. Parmi lesquelles, on recense environ 1 540 espèces de poissons dont 30 espèces endémiques, 123 espèces de requins et de raies, comme le poisson-scie, gravement menacé, et neuf espèces de mammifères marins, notamment des dugongs et plusieurs espèces de baleines. Malgré cette richesse naturelle, les écosystèmes côtiers et les communautés qui en dépendent font face à des pressions croissantes dues à des pratiques non durables, au changement climatique et au développement côtier, exacerbées par la pauvreté extrême et une gouvernance fragile. Au cours des dernières décennies, des engagements nationaux ont été pris en matière de conservation de la biodiversité marine. On peut citer, entre autres, le triplement du nombre d’aires marines protégées (AMP). Madagascar a également mis en place des cadres juridiques et réglementaires importants permettant la gestion communautaire des ressources marines et côtières. Il s’agit notamment d’une gouvernance côtière inclusive qui combine les AMP formelles et les systèmes de gestion dirigés par la communauté, connus sous le nom de zones marines gérées localement (LMMAs). Cette approche reflète les efforts nationaux visant à aligner la conservation de la biodiversité avec le renforcement de la résilience socio-économique, en particulier face aux défis climatiques et au financement insuffisant des systèmes de conservation, a-t-on appris.

Difficultés

Les LMMAs sont des outils essentiels pour la gestion durable des océans à Madagascar, mais des lacunes dans la reconnaissance juridique et institutionnelle continuent de limiter leur efficacité. Sans des droits communautaires formalisés, ce système de gestion communautaire rencontre des difficultés en matière de gouvernance, de financement durable et de mise en œuvre de solutions de conservation dirigées par les communautés. Parallèlement, la pêche illégale et destructrice, combinée à une utilisation non durable des ressources, menace à la fois la biodiversité marine et les moyens de subsistance des communautés côtières, a-t-on conclu.

Recueillis par Navalona R.

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