
Invité spécial de la télévision nationale la semaine dernière, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a notamment parlé de la continuité des relations de Madagascar avec les bailleurs de fonds traditionnels.
Une occasion notamment pour le chef du gouvernement de déclarer haut et fort que le pays ne peut pas se passer des financements des bailleurs de fonds.
Technocrate
Durant cette intervention où il a eu le mérite, selon les observateurs, de prononcer un discours de technocrate et pas d’un tribun, le PM a notamment annoncé qu’actuellement Madagascar bénéficie de financements de 4 milliards de dollars de la Banque mondiale. Il s’agit du portefeuille actif d’engagements de projets dans le cadre du Cadre de partenariat pays (CPF) de la Banque mondiale avec Madagascar pour la période 2023-2027. Des financements capitaux pour le développement de Madagascar quand on sait qu’ils concernent des secteurs essentiels comme les infrastructures, dont les routes, les ponts, l’accès à l’eau et l’énergie. Ou encore le secteur du développement durable, comme l’agriculture résiliente et la gestion de l’environnement, en passant par le développement à travers les projets relatifs à la santé, l’éducation, la nutrition et la protection sociale. Il s’agit, en somme, de projets multisectoriels qui visent un développement plus inclusif, résilient et durable de Madagascar et qu’on ne peut évidemment pas suspendre, même en période de transition politique. À côté de ces engagements de la Banque mondiale, le PM a signalé de nouveaux financements de l’Union européenne.
Urgences et développement durable
Preuve de la reconnaissance du régime de la refondation par la communauté des bailleurs traditionnels, ces financements serviront au gouvernement à faire face aux urgences du moment, mais aussi à maintenir le cap vers le développement durable. Outre les initiatives pour résoudre les difficultés quotidiennes de la population, le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a notamment parlé de l’amélioration de la production énergétique, où le délestage est de moins en moins fréquent. Et le meilleur est encore à venir avec le recours aux énergies renouvelables, dont la mise en place de solutions solaires pour les foyers, évoquées d’ailleurs par le Président de la refondation de la République. Ou encore la mise en service de nouvelles centrales électriques de la JIRAMA. Une partie de ces initiatives nécessitent bien évidemment l’appui des partenaires techniques et financiers. Par ailleurs, les négociations menées par le gouvernement auprès des fournisseurs, et avec l’appui des bailleurs, ont permis d’améliorer l’approvisionnement en carburants. Le recours aux financements extérieurs est plus que jamais indispensable dans le secteur des infrastructures routières. En effet, le budget limité de l’État ne permet pas, à l’heure actuelle, de mener à bien les travaux de réhabilitation de certaines routes nationales, capitales pour l’économie, comme la RN2 et la RN7. Cela n’a pour autant pas empêché le gouvernement de prendre les mesures adéquates, comme l’interpellation des entreprises défaillantes, notamment en ce qui concerne les travaux en retard, comme sur la RN7. Divers chantiers d’urgence et de développement ont été en tout cas évoqués par le Premier ministre, qui compte accomplir, dans les règles, sa mission durant la période transitoire. L’homme, qui ne compte pas se porter candidat aux prochaines élections, se fixe comme objectif de donner à son futur successeur au palais de Mahazoarivo, d’ici 22 mois, l’héritage de la bonne gouvernance.
R.Edmond.




Je ne sais pas si je comprends mal ? ou mr Le pm qui raconte du vent 4 milliards de dollars pour le cpf 2023 à 2027 ,nous sommes en 2026 ,donc il ne reste plus que deux ans pour Eux et leurs prédécèsseurs ont déja utilisés une bonne partie de l’ argent ,en fin de compte il ne reste plus grand chose ,????