Deux bonnes nouvelles économiques marquent déjà cette fin de la première moitié du mois de janvier 2026 : le vote de la prolongation de l’AGOA et la visite d’une délégation du Fonds monétaire international pour une mission technique.
Continuité des faits économiques
La première tombe donc tout droit du pays de l’Oncle Sam, où la Chambre des représentants a procédé à un vote historique ouvrant la voie à une reconduction, pour un délai de trois ans, de l’African Growth and Opportunity Act, cette facilité qui va donner au pays la possibilité d’exporter des produits vers les États-Unis, sans droit de douane. Une nouvelle opportunité qui donne de l’espoir sur la suite du contexte économique, considéré, jusqu’ici,comme morose en raison des méfaits de la crise politique. Avec ses 100 000 emplois sauvés et ses 700 millions de dollars de devises préservées sur les exportations vers les États-Unis, l’opportunité permettra au pays de garder sa compétitivité, notamment dans le secteur textile. Le maintien du dispositif de l’AGOA renforce également la confiance des investisseurs étrangers et sécurise les décisions d’implantation industrielle à moyen terme. Des effets bénéfiques à court et à moyen termes, en somme, puisque la prolongation de l’AGOA est incontestablement un des leviers de stabilité sociale et de croissance du pays. La deuxième bonne nouvelle, c’est cette mission technique du FMI, qui démontre aussi que les relations de Madagascar avec les bailleurs de fonds traditionnels sont au beau fixe et que l’espoir est permis quant à l’avenir économique de Madagascar qui reste, par ailleurs, marqué par la continuité des faits économiques récents. Le point commun de ces deux bonnes nouvelles réside, en effet, dans le fait qu’elles ont débuté sous l’ancien régime et se poursuivent sous le nouveau pouvoir de Refondation qui, espérons-le, ne fera pas du neuf avec du vieux.
R.Edmond.


