Jour J-13 pour la COP21 qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre prochains dans la capitale française où 118 chefs d’Etat et de gouvernement ont confirmé leur présence. Le locataire d’Iavoloha se rendra sans doute à Paris après avoir assisté au Forum commercial Royaume-Uni – Madagascar qui se tient jusqu’au 23 novembre à Londres.
Le président Hery Rajaonarimampianina participera certainement à la Conférence de Paris sur le climat qui est maintenu en dépit des récentes attaques terroristes. « A l’évidence, cette COP doit se tenir. Nous avons déjà connu des réunions internationales dans des moments de grande tension, cela implique un certain nombre de mesures, notamment limiter le nombre de délégations », a déclaré Dominique de Villepin. C’était avant-hier dans l’émission « Le Grand Jury » de RTL-Le Figaro – LCI où il a posé la question suivante : « Est-ce qu’un Chef d’Etat ne doit être accompagné que d’une personne ou de deux ? ». L’ancien locataire de Matignon d’ajouter sur le plateau de l’émission politique phare du week-end qu’« en tout cas, il ne s’agit pas de venir à Paris pour festoyer. Il s’agit de venir régler les problèmes de la planète, qu’il s’agisse du climat ou du terrorisme. Ce sera un sommet de crise ».
Message. Ces propos de l’ex-Premier ministre et non moins ancien chef de la diplomatie française est un message on ne peut plus clair à l’endroit des Chefs d’Etat ou de gouvernement qui ont l’habitude de débarquer avec de lourde délégation aux rendez-vous internationaux. « La conférence internationale sur le climat sera réduite à la négociation », devait renchérir le lendemain sur RTL, l’actuel Premier ministre Manuel Valls. « Bien sûr, toute une série de manifestations qui étaient prévues n’auront pas lieu. Nous sommes en train de regarder ça, mais tout ce qui est extérieur à la COP, toute une série de concerts, de manifestations plutôt festives seront sans doute annulés », a fait savoir le chef du gouvernement français. Une manière diplomatique d’aller dans le sens de l’un de ses prédécesseurs à Matignon qui est pour des délégations réduites.
Sécurité. Dans ces conditions, force est de se demander si l’effectif de la délégation malgache sera révisé à la baisse. Lors de l’atelier de préparation de la COP 21 qui a eu lieu hier au Colbert, le ministre de l’Environnement Beboarimisa Ralava a parlé d’une délégation gouvernementale de « 40 à 50 membres ». Ministres et techniciens compris. Mais sans compter la délégation conduite par le président Hery Rajaonarimampianina qui ne ratera sûrement pas le premier jour de lancement de la conférence de Paris par les chefs d’Etat et de gouvernement. Reste à savoir si toute la délégation malgache pourra participer à la première semaine de négociations qui aura lieu jusqu’au 5 décembre, puis à la deuxième semaine de négociations au niveau ministériel qui réunira les pays signataires de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques. Avec les milliers de délégués, d’observateurs et de journalistes qui ont reçu des accréditations, si chacun des 195 pays arrive avec une délégation d’une cinquantaine de personnes, cela exigerait un important dispositif sécuritaire alors qu’au lendemain des attentats à Paris, « la priorité, c’est la sécurité des Français ». Il faut être bête pour ne pas le COPrendre. En tout cas, si les délégations ne sont pas réduites, le …climat risque d’être irrespirable sur les 18 ha du Parc des expositions de Paris-Le Bourget.
R. O



