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vendredi, janvier 23, 2026
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CUA : Le Conseil d’État face au verdict de la vérité

La ville des Mille semble naviguer à vue, « prise en otage » par une incertitude judiciaire qui n’a que trop duré.

Treize mois après le scrutin municipal, la capitale retient son souffle. La rentrée solennelle du Conseil d’État, prévue ce jour, ne sera pas une simple formalité protocolaire. Elle marque le point de départ d’une attente quasi électrique pour les administrés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Plus d’un an après les élections, la ville des Mille semble naviguer à vue, « prise en otage » par une incertitude judiciaire qui n’a que trop duré.

Volonté des électeurs. Le parti Tiako i Madagasikara (TIM) ne décolère pas. Pour les partisans du candidat Tojo Ravalomanana, la victoire leur a été dérobée au profit de la candidate Harilala Ramanantsoa. Les griefs sont nombreux et consignés dans des dossiers que les avocats du parti jugent « béton ». On évoque notamment l’intrusion de militaires non inscrits sur les listes électorales des fokontany, venus voter massivement sous l’impulsion de leur hiérarchie. Plus grave encore, le TIM pointe du doigt une violation flagrante des articles 60, 62 et 63 de la loi n° 2018-008, dénonçant l’utilisation systématique des moyens de l’État et des fonctionnaires pour faire pencher la balance. « Les résultats ne reflètent pas la volonté des électeurs », martèle-t-on dans les rangs de l’opposition.

Transparence. L’audience du 19 novembre 2025 s’était soldée par un silence radio déconcertant. Depuis, aucune date de délibéré n’a été communiquée, alimentant toutes les spéculations. Pourquoi ce blocage alors que les verdicts pour d’autres communes litigieuses ont déjà été rendus ? « Quelle est la raison de cette hésitation à rendre le verdict ? », s’interrogent les observateurs. Pour les requérants, le doute n’est plus permis : les preuves de fraudes sont sur la table. Ils exigent désormais que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur pour restaurer la transparence réclamée par le peuple. Pendant que les juges délibèrent, Antananarivo s’enfonce dans le chaos urbain. Les tas d’ordures jonchent les trottoirs et les embouteillages paralysent l’économie locale. Dans un contexte de refondation nationale, la capitale a besoin d’un pilote légitime à bord. La rentrée du Conseil d’État ravive ainsi l’espoir des Tananariviens.

Julien R.

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