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jeudi, février 12, 2026
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Cyclone Gezani : Des milliards d’ariary de pertes pour les entreprises

D’importants dégâts chez certaines entreprises

L’heure est encore au bilan pour les dégâts provoqués par le cyclone Gezani. Des entreprises opérant dans le poumon industriel du pays ont été frappées. La reprise promet d’être difficile, notamment pour les entreprises qui ont subi des milliards d’ariary de pertes.

Toitures arrachées, infrastructures inondées, réseaux électriques perturbés. C’est le spectacle de désolation auquel la population de Toamasina a assisté au lendemain du passage de Gezani, classé parmi les plus intenses connus par le pays.

Grave menace

Les dégâts sont particulièrement énormes du côté du secteur privé, dans cette ville industrielle par excellence qu’est Toamasina. Des unités de transformation alimentaire, des entrepôts, des entreprises de logistique et diverses industries manufacturières sont dévastés. Des entrepôts sont également inondés. À l’exemple d’Unifood, de la SIRAMA Toamasina ou encore de l’unité ODOF de production de savon… de nombreuses entreprises opérant dans le Grand Port sont touchées et contraintes d’arrêter leur production. Une grave menace, non seulement pour Toamasina et la région Atsinanana, mais également pour le pays tout entier. Toamasina concentre, en effet, l’essentiel des échanges extérieurs du pays, avec ce que cela suppose de conséquences dommageables dans la mesure où la majorité des importations passent par le port de Toamasina. Pour ne citer, entre autres, que les importations de carburants, de produits alimentaires, de matériaux de construction, ou encore des intrants industriels qui transitent par le port. Il en est de même des exportations de produits de rente comme la vanille, le girofle, les produits halieutiques, le textile et les minerais, qui sont acheminées via le port de Toamasina. Pour les entreprises touchées, les pertes sont doubles : il y a tout d’abord la baisse du chiffre d’affaires liée à l’arrêt d’activité, et ensuite les coûts supplémentaires pour la remise en état des installations. Les petites et moyennes entreprises, souvent moins assurées et moins capitalisées, sont particulièrement vulnérables. « Nous n’avons pas encore de bilan précis, mais nous pouvons dire que les pertes se chiffrent à plusieurs milliards d’ariary », reconnaissent les acteurs économiques locaux.

Pertes agricoles

Mais il n’y a pas que les industries, puisque Gezani a aussi provoqué d’énormes dégâts dans les secteurs de la pêche et de l’agriculture. En effet, dans les zones périphériques, les cultures vivrières et de rente ont également subi les effets du cyclone. Des pertes agricoles qui réduisent les revenus des ménages et qui peuvent alimenter une tension sur les prix alimentaires dans les semaines à venir. Le secteur de la pêche n’est pas épargné, puisque l’on assiste à Toamasina à des spectacles de désolation, avec des bateaux endommagés, des infrastructures portuaires fragilisées et des difficultés de conservation des produits. Sur place, l’on craint de plus en plus un risque de ralentissement de l’approvisionnement des marchés locaux et des exportations halieutiques.

Ralentissement économique

Quoi qu’il en soit, les analystes estiment qu’un risque de ralentissement économique n’est pas à écarter. En effet, si les dégâts sont concentrés à Toamasina, leurs conséquences dépassent largement le cadre régional, dans la mesure où la capitale de la région Atsinanana est le principal point d’entrée et de sortie des marchandises du pays. L’histoire enseigne d’ailleurs que les cyclones majeurs, notamment ceux qui sont passés par Toamasina, ont coûté à Madagascar plusieurs points de croissance et des dizaines, voire des centaines de millions de dollars en dommages directs et indirects. Une baisse temporaire du produit intérieur brut. Pour Tiana Rasimanana, le président du Syndicat des industries de Madagascar, la situation est critique et des mesures doivent être prises, notamment à l’endroit des industriels sinistrés. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement, qui met déjà en place tout un dispositif pour trouver les ressources et les moyens nécessaires pour réhabiliter les dégâts.

R.Edmond

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