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mercredi, février 21, 2024
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Démocratie piégée

Le conseil des ministres d’aujourd’hui promet.  De retour de son déplacement aux Etats-Unis et en France, le président de la République n’est plus disposé à se laisser bercer par les tractations sans fin des forces politiques de l’Assemblée nationale. L’opinion publique, elle-même, ne s’accommode plus de ce «moramora» qui l’endort alors que la pauvreté gagne chaque jour un peu plus de terrain. La dépréciation de l’Ariary qui affaiblit le pouvoir d’achat de la population ne le démentira pas.  Depuis deux  mois de République, rien n’a encore véritablement changé.  Le gouvernement de la transition gère toujours les affaires nationales en attendant l’accouchement  espéré sans douleur du  gouvernement de la République.  Les trafics du patrimoine continuent.  Les rares exploits d’arrestation s’évanouissent dans le labyrinthe des juridictions. La corruption n’est pas encore à l’agonie. Bien au contraire.

Démocratie piégée

                   Les défis à relever sont là! Le président de la République les a annoncés depuis son investiture avec force et détermination.   Les conditions du renouveau s’appuient sur un socle fondamental  constitué de trois piliers du programme : la sécurité, la justice et la lutte contre la corruption. Ces défis sont importants et nombreux, le président de la République veut les relever  avec  l’ensemble des forces politiques  en constituant un gouvernement d’unité et d’action pour que tous les Malgaches voient rapidement  les effets de la politique de ceux qu’ils viennent d’élire dans leur vie quotidienne.  Mais quel écueil que la nomination d’un Premier ministre issu d’une majorité  tout court, non définie par la Constitution.  Relative, absolue, parlementaire ? Les interprétations  de juristes éminents ne se rejoignent pas.  La démocratie est piégée.  La volonté des uns et des autres n’arrive pas à surmonter l’obstacle. Mais  deux mois suffisent amplement, a lâché le président de la République. Il ne serait plus étonnant que ragaillardi par la reconnaissance obtenue à l’international il prenne le taureau par les cornes et nomme le Premier ministre. C’est en tout cas ce qu’attend la population depuis longtemps. Beaucoup de gens auraient même préféré qu’il l’ait fait avant son déplacement à l’extérieur.  Le sentiment est à la lassitude dans le public parce que la politique politicienne prend tout en otage.  La politique de changement doit commencer avec force et détermination comme le président de la République l’a fait sentir en accédant au pouvoir. L’impression de relâchement  favorise le jeu des ennemis politiques à l’affût des moindres erreurs pour pouvoir en profiter au maximum.

Zo Rakotoseheno

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