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vendredi, janvier 30, 2026
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Profanation de sépultures : Des actes criminels en nette recrudescence

Une tombe profanée à Behenjy.

Les actes de profanation de sépultures semblent connaître une recrudescence inquiétante dans plusieurs localités du pays. Trois affaires distinctes, récemment signalées dans les régions d’Itasy et de Vakinankaratra, font état de tombes violées, parfois accompagnées du vol de restes humains, suscitant l’émoi et l’indignation des populations concernées.À Imerintsiatosika, district d’Arivonimamo, la brigade territoriale de la Gendarmerie a été alertée le 28 janvier 2026, vers 15 heures, par le chef du fokontany d’Ampangabe. Une tombe située à Antsahavoriloha a été retrouvée profanée. Les constatations effectuées sur place, en présence des responsables locaux et des ayants droit, ont permis d’établir que, sur douze dépouilles, seules quatre restaient dans le caveau. Les ossements manquants auraient été emportés par des individus non identifiés. L’intérieur de la sépulture a été retrouvé en désordre, avec des linges funéraires éparpillés. Aucune personne suspecte n’a, pour l’heure, été identifiée et les recherches se poursuivent.Un autre cas a été enregistré à Soavinandriana, le 26 janvier 2026. Une tombe située à Fandrianarivo, fokontany Sahapetraka, aurait été profanée dans la nuit du 24 janvier. Les éléments de la Gendarmerie dépêchés sur les lieux ont constaté la violation de la sépulture et la disparition de deux crânes appartenant à deux défunts. Des mesures ont été prises afin de sécuriser les restes mortels encore présents et de renforcer la fermeture de la tombe. La population locale a été invitée à redoubler de vigilance et à fournir toute information utile. Une enquête est en cours.

À Behenjy, district d’Ambatolampy, deux tombes sur les sept recensées dans un cimetière du fokontany d’Ambohikambana ont été retrouvées ouvertes le 28 janvier 2026. Selon les premières constatations, les auteurs auraient agi plusieurs jours auparavant, profitant des intempéries. Les linges funéraires ont été lacérés, laissant supposer une recherche de bijoux ou d’objets de valeur. Si aucun ossement n’a été signalé manquant dans l’une des tombes, une faible quantité de restes mortels aurait disparu dans l’autre. Il convient de rappeler que des faits similaires avaient déjà été signalés dans cette même zone en décembre dernier. Les investigations se poursuivent.

La multiplication de ces actes de profanation met en lumière une recrudescence préoccupante de crimes portant atteinte à la dignité humaine et aux valeurs culturelles profondément ancrées dans la société malgache. Ces faits ravivent un sentiment d’insécurité au sein des communautés et soulignent la nécessité de renforcer la surveillance des cimetières, notamment durant la nuit.

T.M.

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