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vendredi, janvier 30, 2026
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Président Michaël Randrianirina : «Des actions concrètes en faveur de l’employabilité des jeunes »

Des conventions de partenariat ont été signées hier entre le projet PIC (Pôles intégrés de croissance), trois ministères et les entreprises opérant dans le secteur du BPO (Business Process Outsourcing) pour la mise en œuvre du programme ASAN’AI.

Il s’agit d’un programme de formation gratuite de 1 300 jeunes aux métiers du numérique, avec l’implication de quatre entreprises du BPO ou de la relation client, à savoir Intelcia, Concentrix, Konecta et Connecteo, pour leur insertion professionnelle. Les ministères concernés assurent l’adéquation de cette formation aux besoins du marché tout en procédant à l’évaluation technique des apprenants, depuis leur sélection jusqu’à leur certification. « L’État relève le défi de soutenir la jeunesse, qui était à l’origine de cette refondation de la République. De nombreuses initiatives ont été menées à court terme, pour ne citer que la construction de forages et l’installation de panneaux solaires dans les campus universitaires, ainsi que la réduction du coût d’Internet, en exclusivité pour les étudiants. En outre, les jeunes m’ont confié qu’ils ne cherchent pas de simples places, mais plutôt un travail décent leur permettant de rester dans le pays. Des actions concrètes, et non de beaux discours, sont ainsi réalisées en faveur de l’employabilité de ces jeunes. Tout récemment, un projet visant à créer 5 000 emplois a été mené dans la région Atsinanana. Voilà maintenant qu’une autre opportunité de travail sera offerte à 1 300 jeunes dans le secteur du numérique », a évoqué le Président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina, lors du lancement officiel du programme ASAN’AI, hier au Kianja Barea Mahamasina.

Lever les contraintes. Le chef de l’État a ensuite insisté sur le respect de la transparence dans la sélection de ces 1 300 jeunes. « Ceux qui sont qualifiés et motivés peuvent bénéficier de cette formation gratuite. Aucun népotisme n’est toléré. En plus, les jeunes ne sont pas manipulés par des robots. Au contraire, ils maîtrisent bien cette technologie. Cette initiative n’est qu’un début, puisque l’État va également s’engager à financer la mise en place de chantiers-écoles visant à construire des routes ou des ruelles dans toutes les régions, au profit des associations de jeunes diplômés dans le domaine du BTP. Les groupements de jeunes confirmés pourront ensuite se soumettre aux marchés publics en vue de leur employabilité », a-t-il enchaîné. En outre, le Président de la Refondation, Michaël Randrianirina, a sollicité le secteur privé pour recruter les jeunes formés, car le gouvernement est déjà à pied d’œuvre pour lever toutes les contraintes à leur développement en mettant fin à toute situation de monopole, pour l’instauration d’une libre concurrence.

Formation de 500 000 jeunes

Dans la foulée, la Banque mondiale, qui finance le programme ASAN’AI via le projet PIC 3 (Pôles intégrés de croissance), manifeste également son engagement à soutenir l’État dans la formation et l’insertion professionnelle des jeunes. « Un autre projet sera bientôt lancé pour une formation de qualité de 500 000 jeunes dans les métiers de l’ingénierie, de l’agro-business, de l’énergie pour l’électrification de Madagascar, de la santé afin de combler le déficit en personnel, et de la construction de grands ouvrages. Ce renforcement de compétences permet ainsi d’offrir des emplois décents au profit des jeunes. Une co-construction avec le secteur privé, à l’exemple du projet PIC, s’impose », a souligné Atou Seck, Représentant résident de la Banque mondiale à Madagascar, lors de cette cérémonie.

Par ailleurs, pour le programme ASAN’AI, « l’État a alloué, via le projet PIC, un financement de 4,5 milliards Ar en vue de générer 11 milliards Ar de salaires annuels pour les 1 300 jeunes formés, ainsi que des recettes fiscales et des cotisations sociales de l’ordre de 3 milliards Ar/an. Les investissements induits se chiffreront également à peu près à 14 milliards Ar. Dans le domaine du numérique, plusieurs secteurs peuvent être exploités, outre le BPO. On peut citer, entre autres, la fintech, la création de logiciels, qui est un type de service pouvant être exporté par Madagascar, le Data Center & Cloud, l’intelligence artificielle et la cybersécurité. Ces secteurs offrent de nombreuses opportunités d’emplois décents pour les jeunes », a expliqué le coordonnateur national du projet PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka.

De son côté, le ministre du Développement numérique, des Postes et des Télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, a exprimé qu’il est temps pour la jeunesse malgache de prendre ses responsabilités et de prouver qu’elle possède la force, le talent et les capacités nécessaires pour relever les défis du monde du travail. « Ce qui leur permet de s’adapter aux changements induits par la mondialisation », a-t-il poursuivi. Les représentants des entreprises BPO sont également confiants quant aux compétences de la jeunesse malgache, qui va faire rayonner Madagascar à l’international.

Navalona R.

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